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Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne. La croissance du PIB ne doit rien aux réformes de Sarkozy : c'est un effet conjugué des réformes Villepin et de l'augmentation du pouvoir d'achat des Allemands. Alors merci qui?

C'est fou ce que la politique française peut être accrochée aux statistiques. C'est même une des « exceptions françaises » dont nous n'avons pas forcément lieu d'être très fiers (à la différence du cinéma). Les exemples de fausses polémiques à propos de la croissance sont légion dans notre histoire politique. Un exemple : dans les années 90, on s'aperçut avec plusieurs années de retard que le gouvernement de Michel Rocard avait bénéficié d'une croissance du PIB d'environ 5%. Historique !… Les mitterrandiens s'en étaient d'ailleurs aussitôt servi pour reprocher à Rocard de ne pas avoir profité de cette période exceptionnelle pour réformer davantage…
Rebelote cette semaine avec le chiffre de la croissance. De quoi s'agit-il ? D'une variation picrocholine de l'estimation du PIB par l'institut de la statistique. Au lieu du +1,9% prévu en 2007, nous avons eu 2,2%. Et le premier trimestre 2008 est bon, à +0,6%. Des chiffres qui seront bientôt rectifiés à leur tour, en positif ou en négatif, puisque l'Insee met plus d'un an à établir des données définitives. Mais cela a suffi à déclencher des tempêtes de félicitations dans la majorité. La ministre de l'Economie a « jubilé » publiquement. Embrassons-nous, Folleville ! Ecrasons la volaille socialiste !
C'est de bonne guerre politique ? Peut-être, mais c'est jouer avec la réalité en tirant la couverture à soi que de prétendre, comme le fait notre président, que « Cette croissance, on l'a dopée par toutes les mesures que nous avons prises (...) L'économie française, si on la libère de ses contraintes, si on encourage les gens à travailler au lieu de les décourager, elle créé des emplois. C'est une réalité. »

Les effets du paquet fiscal sur la croissance? Pas avant juin 2008 !
Et bien non, ce n'est pas une réalité. Si la consommation a bien tenu en 2007, ce n'est pas grâce à la loi TEPA, (le paquet fiscal, 14 milliards d'euros en année pleine), votée en juillet, appliquée à partir de novembre, et dont les effets ne se feront sentir pleinement qu'en milieu d'année 2008. Et encore si les ménages les plus aisés ne profitent pas des milliards distribués pour garnir leur épargne. Non, s'il y a eu un effet fiscal sur l'activité du pays, il est dû à la réforme de Dominique de Villepin. 5 milliards d'euros de réduction de l'impôt sur le revenu redistribués en 2007 . Voici ce qui a un peu amélioré le revenu disponible des ménages, même si cela a accentué les inégalités dans notre pays.
De même, si au début de 2008 les exportations se portent mieux, entraînant la croissance, c'est certainement parce que l'Allemagne, notre premier client, connaît un rebond spectaculaire : +1,5%, grâce à une légère augmentation du pouvoir d'achat.
Alors, à quand un flash spécial, montrant notre Nicolas national, sur le perron de l'Elysée, disant « Merci Dominique, merci Angela, au nom de la France, de l'UMP, de François, de Carla et moi-même ». Et puis leur faisant porter, en notre nom à tous, une Patek Philippe avec son effigie en fond de cadran. Cela aurait de la gueule, et, ce qui est rare, ce serait politiquement honnête.


Source: Marianne | Hervé Nathan

Par ailleurs toujours sur ce sujet, il est assez drôle de voir le gouvernement s'accaparer ces résultats alors même qu'il y a à peine quelques jours nos gouvernants nous expliquaient qu'il fallait attendre avant de voir les résultats des prétendues réformes de ce quinquennat. On nous disait que seul le temps permettrait aux "réformes" de donner toute leur efficacité... Un coup de baguette magique aurait-il permis d'accélerer le temps? Dire tout et son contraire c'est bien là la signature de notre Président. Sauf à être aussi incompétents que ceux qui nous dirigent depuis un an, on ne peut pas penser que, comme pour la baisse du chômage, les résultats en matière de croissance seraient dûs à l'inaction actuelle, la communication ne fait pas de miracles, seul un travail réél comme celui du gouvernement de Dominique de Villepin a pu avoir les effets que l'on constate aujourd'hui. Qui pourrait citer une réforme faite par Nicolas Sarkozy en matière de  lutte contre le chômage? Soyons réalistes depuis un an rien n'a été fait dans ce domaine. Quant à la croissance, tout le monde se rejoint pour dire que le peu de mesures prises sont soit inéfficaces ou n'ont pas encore porté leurs fruits. Il faut bien mettre au crédit du précédent gouvernement ces résultats qui soulignons le, ne sont pas une fin.
Communication et usurpation, la nouvelle devise de notre Président? Avec lui tout devient possible effectivement...

P.A.
par P.A. publié dans : Action gouvernementale
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Devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy a lancé plusieurs attaques. Dans le colimateur du chef de l'Etat : Jacques Chirac, mais également plusieurs médias

Recevant pour son premier anniversaire à l'Elysée 262 députés UMP, Nicolas Sarkozy a lancé, mercredi 7 mai, une charge contre son prédécesseur Jacques Chirac, et contre la presse.

Plusieurs participants ont rapporté des propos peu amènes envers le prédecesseur de Nicolas Sarkozy à l'Elysée : "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup", aurait par exemple déclaré Nicolas Sarkozy.

Avant de préciser : "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux".

"Moi, je n'ai pas l'obsession de durer et je mène tout de front", a affirmé le chef de l'Etat.

Le député UMP de la Drôme Hervé Mariton a estimé jeudi 8 mai que les "piques" de Nicolas Sarkozy n'étaient pas "utiles" pour faire valoir son "action réformatrice".

Un sondage qui ne passe pas

Le chef de l'Etat a également accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices. Il a cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche, selon des participants.

Le chef de l'Etat reproche notamment à ce dernier de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision.

"Décidément, Nicolas Sarkozy ne change pas. Il pense que s'il est en difficulté aujourd'hui dans les sondages et rencontre la défiance des Français à son égard, c'est la faute de la presse", a affirmé M. Hollande.

Pour ce dernier, le président de la République "se pose ainsi en victime, alors que Nicolas Sarkozy a lui-même utilisé jusqu'à l'exhibition le système médiatique".

Source: AFP et AP

Quand se concentrera t'il enfin sur l'essentiel? Chaque jour nous apporte la preuve supplémentaire de l'incompétence et de la médiocrité de Nicolas Sarkozy. Chercher les explications à son échec n'est pourtant pas compliqué. Il en porte l'entière responsabilité. La seule issue à cette situation est l'action. Qu'il se mette enfin au travail et il n'aura plus besoin de désigner des coupables à son inéfficacité!

par P.A. publié dans : Action gouvernementale
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Nicolas Sarkozy n'a jamais été la coqueluche de la presse internationale. Critiqué pour son comportement et pour ses initiatives jugées peu diplomatiques en termes de politique étrangère, le président de la République n'a pas été épargné depuis son élection, notamment par les quotidiens européens.

Sans surprise, le bilan de l'an I de la présidence Sarkozy est jugé très sévèrement par plusieurs quotidiens et peu de commentateurs voient comment le président français pourrait efficacement corriger le tir. "L'effet Carla", supposé et évoqué ici ou là, ne concerne que l'image que renvoit le président et n'a pas grand-chose à voir avec la gestion des affaires. Reste à canaliser son énergie vers des projets essentiels, comme l'évoque le Financial Times (FT).

"LA FRANCE N'A GUÈRE CHANGÉ"

Nicolas Sarkozy avait promis la rupture. C'est le cas "au moins sur un point : sa popularité a plongé bien plus vite et plus bas que celle de ses cinq prédécesseurs au cours des cinquante ans de la Ve République", explique le quotidien britannique dans son éditorial. Et de donner trois pistes de réflexions sur ce qui devrait être modifié : donner la priorité à certaines réformes, concentrer son énergie sur ces réformes et parvenir à les réaliser.

Pour le quotidien britannique, la stratégie adoptée par l'équipe Sarkozy, consistant à lancer tout un tas de réformes en même temps pour dérouter l'opposition et éviter un blocage a eu un effet imprévu : aucune de ces "micro-réformes" n'a été achevée et les électeurs sont déroutés.

Après un an de présidence Sarkozy, la France a-t-elle changé, s'interroge Le Temps dans son éditorial ? La réponse est lapidaire : "En douze mois, le pays n'a guère changé. Il reste pessimiste, angoissé par la globalisation et souffrant des mêmes maux – croissance molle, marché du travail verrouillé, Etat surendetté... – qu'à la fin du mandat de Jacques Chirac".

Comme le FT, Le Temps évoque "des réformes utiles parfois, timides souvent, dans l'ensemble prudentes et incomplètes. Mais rien de vraiment décisif". S'il se félicite de la meilleure disposition des syndicats français, "réputés obtus", vis-à-vis des réformes, Le Temps estime peu probable que cela "suffise à produire les résultats rapides – plein emploi et croissance portée à 3 % d'ici à 2012 – que Nicolas Sarkozy a fait miroiter aux Français".

Le quotidien suisse découpe cette année écoulée en quatre actes : "Excès de confiance, distraction sentimentale, réformes dans la brume, rebondir, mais comment ?"

"RÉVOLUTION PERDUE"

Plusieurs journaux ont anticipé d'une journée la date anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy et ont fait l'impasse sur ce sujet ce mardi. Ainsi, El Pais estimait, lundi 5 mai, que le président français est passé, en un an, du paradis à l'enfer. Le quotidien espagnol, qui avait déjà diagnostiqué en février une "hypertrophie incurable de l'ego" chez Nicolas Sarkozy, repasse l'année écoulée comme un film noir.

Soirée au Fouquet's, style ostentatoire, goût de la jet-set, exhibitionnisme de ses histoires de cœur utilisées comme "écrans de fumée", échec de sa principale promesse (être le président du pouvoir d'achat), chute libre dans les sondages, séjour de Kadhafi... Le jugement est sans concession.

El Pais évoque toutefois un possible "effet Carla" qui serait en train de changer le chef de l'Etat. Mais cela ne porterait que sur l'excès d'ostentation. Exemple : lors d'une représentation à la Comédie-Française, le président et sa femme seraient arrivés et repartis "discrètement". Un point essentiel probablement pour la rupture visant à réformer le pays... L'International Herald Tribune notait, lundi 5 mai, quelques réformes intéressantes, mais, comme le FT, les estimait inachevées. Le quotidien américain s'interrogeait surtout sur leur coût, qui reste à évaluer.

Constat sévère également dans le Khaleej Times. Le quotidien des Emirats arabes unis parle de "révolution perdue". Le journal pointe les échecs comme l'inflation, le déficit budgétaire. Les sujets qui fâchent comme l'atlantisme ou la dégradation des relations avec le monde musulman. Mais surtout, ce qui aurait le plus joué sur l'opinion que les Français se font de leur président : "Le manque de finesse, la tendance show off et une personnalité agressive." Le Khaleej Times ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il évoque l'"effet Carla" : "Certains de ses amis me disent qu'elle est extrêmement intelligente, raffinée et pondérée – exactement ce dont a besoin Sarkozy."

Source: Le Monde

par P.A. publié dans : Action gouvernementale
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Un bilan globalement négatif. Il y a un an, presque jour pour jour, Nicolas Sarkozy virait largement en tête au premier tour de l’élection présidentielle et, quinze jours plus tard, enlevait haut la main, l’Elysée. Onze mois plus tard, c’est un zéro sur - presque - toute la ligne que lui décernent les Français. Pour ce premier sondage de l’institut Viavoice pour Libération (lire page 7) , les personnes interrogées font part d’une amertume largement majoritaire : 59 % d’entre eux considèrent que cette première période du quinquennat est «plutôt un échec», contre 20 % qui estiment que c’est «plutôt un succès» (1). Si 79% des sympathisants de gauche jugent comme un échec ces premiers onze mois, une petite majorité seulement (52 %) des partisans de l’UMP les voient comme un succès. Il y a pire pour le président de la République : les ouvriers, qui constituaient le gros de ses bataillons électoraux en avril et mai 2007, expriment à 66 % leur désapprobation, et les personnes âgées de plus de 65 ans à 44 %. Dans les catégories socioprofessionnelles, les agriculteurs, les retraités et «autres inactifs» ne sont que 50 % à parler d’échec.

Sans appel. Pas un secteur n’échappe à la désillusion. Ainsi, sur le bilan de la présidence, le chef de l’Etat n’obtient que des soldes négatifs. Ses orientations politiques sont rejetées par 55 % de Français, tout comme la gestion de sa majorité (51 %), son style (54 %) et plus encore sa médiatisation et les résultats obtenus (67 % pour chacun de ces deux items).

Sur les réformes ou projets engagés, le jugement est là aussi sans appel. Hormis les secteurs relevant de la politique extérieure (rapprochement avec les Etats-Unis et relance de l’UE) et la défiscalisation des heures supplémentaires (une traduction du slogan de campagne, «travailler plus pour gagner plus» et un point positif sur le pouvoir d’achat), rien ne satisfait : de la revente des jours de RTT (un échec pour 45 %) au «paquet fiscal» (54 %), en passant par la suppression des régimes spéciaux (54 %) et même les efforts déployés pour la libération d’Ingrid Betancourt.

«Régression». Comme l’exprime une personne interrogée par Viavoice, «c’est la régression sur tous les plans». Un constat d’échec tant sur le plan de la justice sociale que sur le pouvoir d’achat ou le style présidentiel. Logique, dans ces conditions que la cote de popularité du chef de l’Etat baisse encore (38 % contre 40 %, fin mars), alors que celle de son Premier ministre, François Fillon, passe sous la barre des 50 %.

«Face aux sentiments de régression révélés par cette enquête, analyse François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, il appartient à Nicolas Sarkozy de restaurer sa crédibilité et la confiance des Français en sa capacité à améliorer la situation du pays.»

Source: Libération

par P.A.
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Les avocats de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ont demandé lundi à ce que leur client bénéficie d'un non-lieu, dans le cadre de l'affaire Cleastream où il est mis en examen. Ils critiquent l'orientation de l'instruction dans un mémoire.

"Une décision de non-lieu s'impose" dans le cadre de la mise en examen de Dominique de Villepin, affirment Maîtres Olivier d'Antin et Luc Brossollet, avocats de l'ancien Premier ministre. Ils ont publié ce lundi un mémoire de 140 pages, dans lequel ils arguent notamment de "l'inexistence de l'instruction" et de "la fragilité des témoignages que l'on peut opposer à M. de Villepin".

Les avocats précisent toutefois qu'ils ne demanderont pas d'actes d'instruction complémentaires qui, selon eux, pourraient être "interprétés comme une tentative dilatoire d'échapper au débat judiciaire".

L'ancien Premier ministre a été mis en examen le 27 juillet 2007, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse", par les juges en charge de l'affaire Clearstream. La justice le soupçonne d'avoir incité Jean-Louis Gergorin (ex-vice-président d'EADS) à adresser anonymement à la justice de faux listings mettant notamment en cause Nicolas Sarkozy comme possesseur de comptes occultes chez Clearstream, une chambre de compensation financière luxembourgeoise.


Source: AFP
par P.A. publié dans : Clearstream
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Afrique, Asie, Amérique latine, Caraïbes : la carte des "émeutes de la faim" s'étend chaque jour. Le monde est confronté au spectre des grandes famines alors même qu'il traverse une crise financière dangereuse. La cohésion, si délicate, de la communauté internationale est doublement menacée. Je le dis solennellement : cette conjonction des périls fait courir au monde un risque sans précédent.

Sans mesures d'urgence et de fond, nous assisterons à des émeutes de plus en plus violentes, à des mouvements migratoires de plus en plus incontrôlables, à des conflits de plus en plus meurtriers, à une instabilité politique croissante. Les ingrédients d'une crise majeure sont réunis et la situation peut se dégrader très vite.

 

FACE À CE DANGER, LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE DOIT ASSUMER SES RESPONSABILITÉS, toutes ses responsabilités, dans une totale coopération du Nord et du Sud.

 

Elle doit se mobiliser autour d'objectifs précis :

- pour résoudre, d'abord, la question de l'urgence : le Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies, qui devrait se tenir au plus tôt sur la crise alimentaire mondiale, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la déstabilisation des Etats les plus menacés.

L'Europe et les Etats-Unis ont enfin annoncé le déblocage d'une aide d'urgence au profit du Programme alimentaire mondial. Je ne doute pas que les autres grandes puissances, membres du G8, pays émergents et pays de l'OPEP qui tirent des rentes exceptionnelles de l'augmentation du prix du pétrole, auront à coeur de prendre toute leur part de cet effort immédiat de solidarité ;

- pour résoudre, ensuite, les problèmes structurels : je plaide depuis longtemps pour aller plus loin que les seules mesures d'urgence conjoncturelles. C'est une véritable révolution des modes de pensée et d'action en matière de développement, notamment dans le domaine agricole, qui s'impose.

 

PARVENIR PARTOUT À L'AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

 

L'offre de produits alimentaires au niveau mondial est insuffisante.

Je n'ai jamais cessé de me battre contre le gel de la production en Europe et de promouvoir le développement agricole des pays pauvres.

Il nous faudra, demain, nourrir 9 milliards d'hommes. Tout le monde se rend compte, enfin, que l'humanité a besoin de la production de toutes ses terres agricoles. L'autosuffisance alimentaire est le premier des défis à relever pour les pays en développement. Des outils existent. Nous savons tous ce qu'il faut faire : infrastructures rurales, stockage, irrigation, transport, financement des récoltes, organisation des marchés, microcrédit, etc.

L'agriculture vivrière doit être réhabilitée. Elle doit être encouragée. Elle doit être protégée, n'ayons pas peur des mots, contre une concurrence débridée des produits d'importation qui déstabilisent l'économie de ces pays et découragent les producteurs locaux.

Pour relever ce défi, il est nécessaire d'investir à la fois dans la recherche - pour développer des productions et des variétés adaptées aux nouvelles donnes du changement climatique et de la raréfaction des ressources en eau -, et dans la formation et la diffusion des techniques agricoles. Il faut miser sur les hommes, sur les producteurs locaux, qui doivent percevoir la juste rémunération de leurs efforts. Les échanges doivent obéir à des règles équitables, respectant à la fois le consommateur et le producteur. La libre circulation des produits ne peut pas se faire au détriment des producteurs les plus fragiles.

 

APPORTER DES FINANCEMENTS INNOVANTS ET STABLES AU DÉVELOPPEMENT

 

Les besoins d'investissement sont massifs et pour longtemps. Il est vital de maintenir l'effort d'aide publique au développement et de respecter l'objectif de 0,7 % du PIB.

Il est tout aussi vital de dégager des ressources additionnelles par des financements innovants. Que n'ai-je entendu quand j'ai milité, avec mon ami le Président Lula du Brésil, pour l'idée, pourtant évidente, que le financement du développement requiert des ressources pérennes ! La taxe sur les billets d'avion a permis en 2007 de dégager plusieurs centaines de millions d'euros en faveur de l'accès aux médicaments. C'est un succès. D'autres efforts d'imagination devraient permettre de dégager rapidement les ressources nécessaires pour faire face à la crise alimentaire.

Explorons par exemple, comme le suggère le président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick, dans le cadre de conversations avec les fonds souverains, comment orienter une partie de leurs moyens vers des investissements productifs en Afrique. Le prochain G8 pourrait utilement consacrer une séance de travail à l'examen de cette proposition.

La contribution des financements innovants au développement des pays les plus pauvres sera une des priorités de ma fondation. Ce n'est, certes, qu'un moyen mais ayons conscience que, face au caractère inédit de la crise que nous vivons, la communauté internationale n'a d'autres choix que celui de l'imagination et de la solidarité.

Jacques Chirac

Source: Le Monde

par P.A. publié dans : Citations
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Georges Tron, député UMP de l'Essonne, juge que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception", dans une interview parue mercredi dans France-Soir.

"C'est une année de surprise et finalement de déception", déclare l'élu villepiniste. "Une année en tout cas difficile pour notre majorité".

Il faut, selon lui, "redonner des repères politiques à nos électeurs que l'ouverture a troublés plus qu'il n'y paraît, accepter le débat d'idées au risque des critiques, avoir le courage enfin de s'attaquer aux blocages de l'économie française nettement au-delà des mesures proposées".

Interrogé sur la colère de députés de la majorité, il assure: "nous avons l'impression que nous ne sommes plus écoutés comme nous le devrions, et que l'Assemblée est transformée en chambre d'enregistrement. Le président de la République qui avait été si attentif aux parlementaires avant son élection devrait aujourd'hui se souvenir de sa méthode durant cette période".

"De quelle rupture parle-t-on? Finalement, je n'en vois pas vraiment hormis sans doute la façon de gouverner", observe-t-il également.

Source: AFP

par P.A.
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Dominique de Villepin était l'invité de Laurence Ferrari sur Canal+.

> Afghanistan

Dominique de Villepin a estimé que le risque d'enlisement en Afghanistan est "extrêmement important". "Je crois que les troupes peuvent être une solution ponctuelle pour éliminer des réseaux à un moment donné, mais dans la durée, il faut une stratégie politique. Cette stratégie politique manque cruellement en Afghanistan", a-t-il déclaré. "Je crois que toute intervention militaire qui n'est pas véritablement accompagnée d'une stratégie de reconstruction et d'une stratégie politique suscite le rejet", a-t-il insisté.

> OTAN

"Non seulement le retour de la France dans l'OTAN n'est pas utile, ne correspond pas aux intérêts de la France, mais je crois aussi que c'est dangereux", a déclaré dimanche l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin sur Canal+.

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'Alliance, envisagé par Nicolas Sarkozy, c'est "prendre le risque d'être réduit à la famille occidentale", a-t-il estimé. "Nous perdrions des marges de manoeuvre, des marges d'indépendance" et "une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble".

"Je crains la logique de bloc à bloc" et "je ne crois donc pas utile de rentrer à nouveau dans l'OTAN de façon pleine et entière", a-t-il dit.

> J.O.

Pour l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, la position de Nicolas Sarkozy est "une position claire".

"Nous avons un problème qui est de savoir quelle est la meilleure attitude à avoir lors de cette cérémonie d'ouverture, mais les Chinois ont aussi un problème. Il faut s'en sortir par le mouvement, par le dialogue", a-t-il dit sur Canal+.

> UMP

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a expliqué qu'il aurait "préféré un électrochoc" à la tête de l'UMP pour tirer les leçons de la défaite des municipales, prônant notamment l'élection d'un président au suffrage universel des militants.

"Il y avait besoin de tirer les leçons des élections et d'une situation nouvelle. Alors, on peut le faire comme cela a été fait, avec un souci d'équilibre et d'ouverture. J'aurais préféré pour ma part un électrochoc, c'est-à-dire tirer les leçons d'une UMP qui n'existe pas suffisamment", a déclaré M. de Villepin sur Canal Plus.

L'ancien Premier ministre a estimé que l'UMP "n'existe pas suffisamment" parce que "il n'y a pas à sa tête de président élu par l'ensemble des militants".

"Je crains que cela ne s'impose à nous dans le cours du quinquennat", a-t-il ajouté.

"Si l'UMP veut être aussi forte qu'elle l'a été à l'époque où j'étais Premier ministre, ça implique de l'indépendance, de l'imagination, de la vitalité. Nicolas Sarkozy, comme président de l'UMP, a montré ce que devait être un président de l'UMP", a-t-il poursuivi.

M. de Villepin est favorable également à la formalisation de "courants" au sein du parti, ceux-ci étant "sans doute la meilleure réponse dans un parti qui se veut démocratique, ouvert et moderne".

Nicolas Sarkozy avait été élu à la tête de l'UMP après avoir fait réformer les statuts pour que ce poste soit pourvu par un vote des militants. Depuis son accession à l'Elysée, l'UMP n'a plus de président, mais un secrétariat général et un conseil national.

Source: D'Après Agences

par P.A. publié dans : Interview
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