Interview

Le débat sur l'identité nationale lancé par le gouvernement est un débat "piégé", "absurde" et "autoritaire", estime l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dans un entretien à l'association Jeune République, diffusé aujourd'hui sur le site internet de son club politique.

S'interrogeant tout d'abord sur l'opportunité de lancer un tel débat "à un moment où les peurs sont aiguisées" par la crise, Dominique de Villepin estime qu'il "ne peut pas être isolé du contexte dans lequel il est lancé et de la personne qui l'a lancé, le ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration".

"Cela suffit à mon sens à fausser le débat, à encoder l'idée que la question de l'identité nationale serait liée à la question de l'immigration", explique l'ancien diplomate, en ajoutant : "cela conduit donc à un débat piégé d'avance". L'organisation de ce débat "à quelques encablures des élections régionales lui donne une arrière-pensée, une connotation politicienne, qui n'est pas à la mesure de l'enjeu".

Sur les conditions d'organisation du débat, M. de Villepin estime que le fait qu'il ait "été conçu et prévu à travers les lieux officiels de la République, la préfecture, les sous-préfectures, (lui) paraît tellement absurde, tellement autoritaire dans sa construction et sa conception qu'(il) ne croit pas" qu'il puisse "mener à quoi que ce soit".





Source: Le Figaro

Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Le projet de ramener le programme d’histoire-géo à une année au lieu de deux fait bondir l’ancien Premier ministre, amateur d’histoire, invité ce matin de France Info.
Ce programme, selon lui, "suppose du temps, de la maturation". "Une matière essentielle, dit-il encore, à la formation de l’esprit" !


"Le général de Gaulle ne commençait jamais une conférence de presse à l’étranger sans faire référence à la géographie et à l’histoire". Anecdote citée par Dominique de Villepin, éclairante selon lui sur la nécessité de ces matières essentielles.
Faisant référence au programme actuel des années de première et de terminale, il lui semble " impossible d’acquérir toutes ces connaissances ne une seule année ", comme ça se profile : le projet prévoit que les élèves de première auraient 5 heures d’histoire-géo au lieu de 2h30 et cette matière ne serait alors qu’optionnelle en terminale.

L’histoire et la géo sont des clés

"Comment comprendre les enjeux de Copenhague, le dossier iranien ou le conflit israelo-palestinien, si on n’a pas la mémoire des peuples ?" s’interroge l’ex-Premier ministre. " Comment façonner un citoyen, s’il n’a pas la distance que procure la réflexion sur l’histoire, s’il n’a pas la maîtrise du temps et de l’espace ?"

L’identité nationale : un débat biaisé

Biaisé, car le point de départ, c’est le ministre de l’Identité nationale et de l’immigration. Car les circonstances sont particulières : situation de crise et échéance électorale.
Dominique de Villepin dénonce, par conséquent, le risque d’instrumentalisation. " La politique actuelle, dit-il, est trop brouillonne, trop brutale, pour donner les repères, nécessaires à un débat serein sur cette question".

Source: France Info

Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Que pensez-vous du procès Clearstream ?


Jacques Chirac: Ne comptez pas sur moi pour commenter une procédure en cours. La seule chose que j'ai à dire dans cette affaire c'est que je n'ai naturellement donné aucune instruction. En revanche, je veux rappeler les consignes très strictes que j'ai toujours données à mes gouvernements successifs pour la moralisation des marchés internationaux et la lutte contre les réseaux mafieux.


Le procureur a requis dix-huit mois avec sursis contre votre ancien premier ministre Dominique de Villepin. Qu'en pensez-vous ?

Je vous le répète, je ne fais pas de commentaires sur une procédure en cours. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai pour Dominique de Villepin beaucoup d'estime et d'amitié.

Source: Le Figaro

Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Rencontre entre Dominique de Villepin et des jeunes de villepincom.net, au café de l’Industrie à Paris  11. Les thèmes de cette rencontre sont l’Iran, le G20 et la situation économique et sociale de la France. L’entretien se termine par des questions personnelles. 

> Voir les autres
vidéos dans la rubrique Actu.



Source: Clubvillepin.fr
Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dit vouloir "offrir une alternative à la politique qui est menée" par Nicolas Sarkozy même s'il juge "prématuré" de dire s'il sera ou non candidat à la présidentielle de 2012, dans un entretien à paraître jeudi dans L'Express.


"Nicolas Sarkozy et moi avons des personnalités différentes, des motifs de désaccord importants comme sur l'Otan ou la politique sociale" même si "nous nous retrouvons sur la conviction que la France a besoin de réformes en profondeur, sur le goût de l'action et sur le souci des résultats", déclare-t-il.

"
Fort de mon expérience, je veux offrir une alternative à la politique qui est menée. C'est dans cet esprit qu'a été créé, à l'initiative de l'ancienne ministre Brigitte Girardin, le Club Villepin, pour permettre à des personnes de tous les horizons de se retrouver autour d'une même ambition pour la France", souligne M. de Villepin.


Interrogé sur une éventuelle candidature en 2012, il répond que "tout cela est prématuré" sans pour autant exclure quoi que ce soit. "Je suis résolument engagé au service de la France. J'ai la conviction que l'élection présidentielle marque un rendez-vous entre un homme et un peuple, au-delà des clivages partisans et des intérêts personnels".


M. de Villepin accuse son rival de "fragiliser notre modèle républicain". "Je suis frappé par la récurrence d'un raisonnement à la fois simplificateur et moralisateur, qui consiste à opposer en permanence les bons et les méchants et à faire de la stigmatisation et de la punition les axiomes de la vie publique".


"C'est une vision où l'autre -le chômeur, l'immigré, le fonctionnaire, l'adolescent qui télécharge des films- est suspect a priori", dénonce-t-il.


"Le risque de notre système, c'est le déséquilibre. Il y a le président, peu de gouvernement, pas d'opposition organisée ni de contrepoids crédible. A cet égard, le rôle du Parlement est essentiel et les efforts de Jean-François Copé pour promouvoir les initiatives de la majorité parlementaire vont dans le bon sens. Nous avons besoin de garde-fous", insiste l'ancien Premier ministre.

Source: AFP

Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Ses ambitions électorales, la victoire de l'UMP aux européennes, Nicolas Sarkozy... Invité du Salon du livre de Vannes, Dominique de Villepin a aussi accepté de parler de politique.



Les candidats se positionnent pour les régionales de 2010. Comptez-vous vous présenter ? Sous quelle étiquette ?
J'ai un désir d'élection. Je me déciderai en fonction des circonstances et des différentes échéances. L'élection régionale ? Je dis pourquoi pas, mais rien n'est encore arrêté. J'irai à la rencontre des Français. J'aimerais me présenter dans le cadre de ma famille politique, car j'appartiens à l'UMP. Mais tout dépendra des circonstances.

Et l'élection présidentielle de 2012 ? Ça vous arrive d'y penser en vous rasant le matin ?
Toute ma vie a été guidée par une volonté de servir, qui s'exprime différemment selon les circonstances: je l'ai fait dans un cadre administratif, dans un cadre politique et elle peut prendre d'autres formes. Ce qui est certain, c'est que nous sommes dans un monde confronté à de graves épreuves. Ma détermination est entière à participer et à apporter ma contribution, sous une forme que je serai amené à préciser le moment venu. Il serait totalement ridicule d'être plus précis aujourd'hui.

On a accolé à François Bayrou l'étiquette de meilleur opposant de Nicolas Sarkozy. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Moi, je n'ai jamais prétendu ni voulu faire partie de l'opposition. Ce qui paraît important, dans une famille politique, c'est qu'il y ait une capacité de remise en cause et à proposer une alternative. Face aux difficultés, il faut pouvoir discuter du meilleur chemin pour atteindre ses objectifs. Ce n'est pas une position d'alternance mais bien d'alternative dans laquelle je me situe. Tout pouvoir a besoin d'être remis en cause, d'être stimulé, d'être aiguillonné. Il ne faut pas hésiter à dire ce que l'on pense.

Le bon score de l'UMP aux européennes ne vous pousse-t-il pas à mettre de l'eau dans votre vin dans vos critiques ?
Je me méfie beaucoup des victoires qui peuvent être en trompe-l'oeil. Aux européennes, c'est l'abstention qui est sortie victorieuse. Il ne faut pas se tromper: elle marque une inquiétude pour l'avenir et une désaffection vis-à-vis de l'Europe. Je crois que le combat, il est là. Si mon parti politique s'en est mieux tiré que les autres, tant mieux.

Si vous avez intitulé votre livre «La Cité des Hommes», et non «Les hommes de la cité», c'est parce que ça aurait fait trop sarkozyste ?
Le défi aujourd'hui, c'est de construire un monde dans lequel les hommes pourraient être le centre de la vie. Il faut bâtir une forme humaine, une gouvernance, des principes, et c'est ça que j'ai voulu traiter dans mon livre. Sachant que le citoyen est le centre de la cité, c'est lui qui a vocation à faire les choix.


Source: Le télégramme | Laurent Guenneugues et Emmanuel Nen

Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

L'ex-Premier ministre juge la campagne des européennes

"Il faut rendre la campagne concrète et plus intéressante!"

Photo Jean-Éric Ély


Il continue à faire entendre sa petite musique à l'intérieur de la majorité. Dominique de Villepin s'exprime -il publie La cité des hommes (Plon)le 11 juin- sans se priver de lancer des banderilles vers son camp. Celui qui se dit "disponible" pour les futures échéances électorales critique la campagne européenne de son parti et l'activisme législatif de l'exécutif.

Pourquoi la campagne des européennes est à la peine ?
Dominique de Villepin : L'Europe est à la fois perçue comme lointaine et comme trop souvent interventionniste. L'enjeu est important, notamment en matière de régulation -la crise nous a montré le besoin de règles- d'innovation et de culture, comme en matière de défense. Il existe un modèle économique et social européen à défendre dont chacun doit prendre conscience.

- L'UMP doit-elle craindre un vote sanction ?
Il y a toujours la tentation d'une réaction d'impatience lors d'une élection intermédiaire. Il faut se déterminer en fonction d'un projet de changement, de second souffle pour l'Europe. Les Français ont besoin d'être convaincus. La partie n'est pas gagnée.

- Les candidats ont-ils une part de responsabilité ?
Aujourd'hui, les messages sont brouillés. La présidence française de l'Union constitue un atout pour la majorité et le thème de la protection est un bon choix. Il faut le traduire par des propositions fortes.

- L'affaire Kouchner démontre-t-elle les limites de l'ouverture ?
Je respecte les choix de Bernard Kouchner. La bonne ouverture ne doit pas réduire le champ politique mais l'élargir, sinon elle se limite à du débauchage. Je souhaite que la campagne fasse avancer des projets concrets: politique industrielle, sécurité énergétique, règlement des crises. Il faut la rendre concrète et plus intéressante!

- Les réformes de l'exécutif vous satisfont-elles ?
Dans une période de grandes difficultés, il ne faut pas céder à la tentation de tout bousculer, ce qui est le meilleur moyen de ne rien changer. La réforme doit être davantage concentrée sur l'innovation, la garantie de la protection sociale, l'emploi. Sinon elle se dilue et peut tourner au cercle vicieux. La réforme "tous azimuts" n'est pas adaptée aux circonstances.

- Quel bilan dressez-vous de ce début de quinquennat ?
C'est un bilan contrasté. Des décisions importantes ont été prises en matière de politique étrangère. J'ai la conviction que sur le plan intérieur les efforts gagneraient à se concentrer sur l'essentiel.

- Poil à gratter de la majorité, serez-vous candidat à la présidentielle en 2012 ?
Si j'exprime ma différence, c'est pour apporter mon expérience, des propositions et une vision dans le seul souci de l'intérêt général.

Source: La Provence | Par Marjory Chouraqui
Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Faut-il une loi pour encadrer le salaire des patrons ?
Il faut à l'évidence agir. Peu importe que ce soit sous forme de loi, de décret ou de convention. L'essentiel est de dire qu'on ne peut pas faire confiance aux seuls mécanismes du marché. Il faut corriger une certaine forme de voracité des mieux placés vis-à-vis des indemnités de départ et des stock-options. Faute de quoi nous irons vers de graves problèmes sociaux. Il ne faut pas agir sous le simple coup de l'émotion, mais partir de deux principes : s'il y a rémunération complémentaire, elle doit être assise sur d'autres facteurs plus rationnels que les cours de Bourse. Par exemple, la création d'emplois, un comportement vertueux sur le plan environnemental. Il faut en outre que cette possibilité soit offerte à l'ensemble des salariés. En Allemagne, le syndicat IG Metal se bat pour que les salariés puissent devenir actionnaires de leur entreprise en contrepartie des efforts qu'on leur demande. Cela fait partie des idées nouvelles à explorer.

Vous êtes l'inventeur du bouclier fiscal. Faut-il aujourd'hui y renoncer au nom de la justice sociale ?

La période impose un effort de solidarité. Lorsque j'ai créé le bouclier fiscal, son taux était de 60 % (un contribuable était assuré de ne pas payer en impôts plus de 60 % du montant de ses revenus). Nicolas Sarkozy a fait descendre la barre effective à 39 % en ramenant le taux du bouclier à 50 % et en y incluant la CSG et la CDRS. Aujourd'hui, il serait bon de ramener le bouclier fiscal à ce qu'il était précédemment. Le consensus social est relativement faible dans notre pays. Si nous voulons éviter la montée de la colère, il faut en rajouter dans le sens de la justice sociale.


Nicolas Sarkozy s'expose-t-il trop dans cette crise ?

On perçoit un assez grand désarroi des ministres, qui ont le sentiment de ne plus savoir dans quel sens ils doivent aller. Il faut retrouver un équilibre institutionnel.


Mais, l'autre jour, le président de la République a dit : "J'ai la banane."

Le chef de l'Etat doit faire preuve non de banane mais de sagesse. On n'attend pas de lui qu'il soit survitaminé, mais qu'il soit sage. Aujourd'hui, on a le sentiment que le gouvernement et le président passent plus de temps à se parler et à se disputer qu'à répondre aux besoins des Français. Le discours de Saint-Quentin (prononcé mardi 24 mars par M. Sarkozy), c'était l'UMP parle à l'UMP. Quand c'est le président qui parle à l'UMP, il y a un problème de démocratie, de crédibilité de la parole politique.


Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, évoque une possible sortie de crise en 2010. Etes-vous d'accord avec cette prévision ?

On peut espérer que 2010 marquera une inflexion, mais cette crise est si profonde que ce n'est probablement qu'en 2011, au prix d'une mobilisation générale, qu'on pourra voir les premiers signes d'une amélioration. L'urgence est de régler la crise bancaire. Il faut ensuite remettre de l'argent sur la table pour recréer la confiance. Enfin, il faut parvenir à réguler le système. C'est le grand enjeu du G20


Que faut-il en attendre ?

Sur les paradis fiscaux, les normes comptables, nous devons arriver à un accord. Au-delà, il y a tout le chantier de la gouvernance mondiale. Il faut créer un conseil de sécurité économique au niveau des Nations unies, renforcer la coordination entre le FMI, qui serait chargé de mieux réguler le système international, la Banque mondiale, la Banque des règlements internationaux.


La voix de la France peut-elle porter au G20 ?

Oui, à condition qu'elle n'oublie pas son originalité


Vous êtes inquiet ?

Il ne faudrait pas qu'une fois revenue dans le système intégré de l'OTAN, la France fasse aveuglément confiance à des alliés qui n'ont pas forcément les mêmes préoccupations qu'elle. Attention à ne pas banaliser notre diplomatie, rétrécir notre pays.

Source: Le Monde
Propos recueillis par Jean-François Achilli, Michel Dumoret et Françoise Fressoz
Par P.A.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés