Visite de Dominique de Villepin à Saumur: interventions

Publié le par P.A.

Retraites

A Saumur, où il est en déplacement ce vendredi, Dominique de Villepin a évoqué la réforme des retraites. "Je suis frappé par le dialogue de sourd actuel de la politique française. Sur les retraites, la réforme est possible. Faisons en sorte qu’elle soit juste et ambitieuse. Je suis ici au pays du vin : je pourrais dire qu’elle ne doit pas être... courte en bouche ! "

"Une réforme plus juste, ça veut dire une réforme qui réponde à l'ensemble des catégories de Français. Est-ce qu'il est normal qu'une Française sur deux, une femme sur deux dans notre pays, soit selon les termes de cette réforme, amenée à travailler jusqu'à 67 ans? Je ne crois pas."

"Aujourd'hui bien des débats sont obscurcis par la perspective d'un changement de gouvernement, je crois que ce n'est pas le sujet. Ce qui est important c'est : quelle politique mène-t-on? Quelle politique au service des Français et je pense qu'il faut plus les écouter".

Groupe Parlementaire

"On est sensiblement plus de quinze parlementaires. C’est évident que je peux travailler avec François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan, ceux qui ne se retrouvent pas dans la bi-polarisation du débat national."

Jacques Chirac

Dominique de Villepin, ex-Premier ministre de Jacques Chirac, a déclaré qu'il n'aurait "jamais recommandé" à l'ancien président de la République d'accepter que l'UMP s'acquitte d'une partie de la facture dans l'affaire des emplois fictifs à Paris.

"Tout ce qui va dans le sens de Jacques Chirac, il ne s'agit pas pour moi de le discuter", a déclaré Dominique de Villepin à l'AFP, en rappelant "son affection et sa fidélité" à l'ex-président et ancien maire RPR de Paris, qui doit être jugé en correctionnelle fin 2010 ou début 2011 dans le cadre de cette affaire.

"Mais je ne lui aurais jamais recommandé une telle solution. Il a d'autres arguments à faire valoir et suffisamment d'explications à donner", a ajouté le président de République solidaire (RS). "Je préfère qu'il y ait des explications, on ne doit pas craindre les explications", a-t-il dit.

Clearstream

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a refusé "toutes nouvelles manipulations" dans le dossier Clearstream alors que son procès en appel devrait se dérouler, selon "Le Monde" de samedi, devant une juridiction composée sur mesure.

"Je refuse d'y croire. Nous sommes dans une démocratie, dans un Etat de droit. Il y a eu un jugement en première instance qui m'a totalement blanchi. En première instance, c'est la dixième chambre qui a été amenée à me juger. Et, c'est donc la onzième chambre de la cour d'appel qui est naturellement saisie dans une affaire comme celle-ci", a-t-il observé.

"S'il s'avère que c'est une cour spéciale choisie spécialement pour me juger qui est désignée, nous serions alors devant une situation inacceptable d'un tribunal d'exception spécialement formé pour obtenir ce que certains peuvent souhaiter", a-t-il ajouté.

"J'ai pu mesurer à quel point Nicolas Sarkozy a instrumentalisé l'ensemble de ce dossier. Je sais dans quelles circonstances c'est à l'Elysée que la décision d'appel à été prise et imposée à Jean-Claude Marin. Je n'accepterai pas de nouvelles manipulations dans ce dossier", a prévenu l'ex-Premier ministre.

"Comme tout citoyen, je veux être jugé selon les règles de la justice ordinaire. J'ai refusé tout traitement particulier de faveur comme ma position de Premier ministre aurait pu me le permettre. Je refuse ce type de traitement. Je veux être traité comme n'importe quel citoyen. Je refuse la manipulation, je refuse une cour spéciale, je refuse un tribunal d'exception".

Interrogé sur les dossiers judiciaires, il a par ailleurs estimé que les dossiers "Tapie" et "Woerth" ne contribuait pas à donner le sentiment d'une "justice indépendante".

 

Source: AFP, Ouest France, AP

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