Toulouse. D. de Villepin face aux étudiants

Publié le par P.A.

« La crédibilité de la France sur le plan international est un patrimoine qui doit être défendu » plaidait hier après-midi à Toulouse Dominique de Villepin devant un parterre de quelque cinq cents étudiants de l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse.


Retrouvant les accents gaulliens de son fameux discours à l'ONU de 2003 (contre la guerre en Irak), l'ex-premier ministre a longuement (et très clairement) développé sa conception du « rôle de la France dans le monde ».


« Je ne pense pas que le retour de notre pays dans le commandement de l'Otan soit favorable à notre indépendance », glisse-t-il au passage.


En fait, tout en assurant qu'il n'est plus aujourd'hui qu'un « citoyen engagé dans la vie de la cité », un homme qui « n'attend rien » de la politique, Dominique de Villepin ne manque pas de faire entendre sa différence.


N'éludant aucune des questions posées par les étudiants, y compris sur le CPE, il affirme que l'affaire Clearstream (très complexe) s'est transformée en face à face entre « un ancien ministre de l'intérieur devenu président de la République et un ancien premier ministre devenu rien du tout ! ».


Interrogé par l’AFP sur une déclaration de François Baroin député maire UMP de Troyes) indiquant dimanche à France 2 que « l’espace (était) un peu bouché pour 2012 à droite », M. de Villepin a déclaré: « il faut que les alternatives puissent s’exprimer; ce que j’entend faire c’est contribuer à tirer les leçons des dernières années qui n’ont pas répondu aux attentes des Français ». « Je le fais pour aujourd’hui, nous verrons pour 2012″, a-t-il ajouté.


Sans exclure de participer à « un certain nombre d’actions » il a souligné: « cela impliquerait que le gouvernement et le président de la République soient capables de tirer les leçons de ce qui ne marche pas, pour utiliser à plein la deuxième partie du quinquennat, et opérer la métamorphose politique et les changements politiques qui sont indispensables ».

M. de Villepin a fait part de son scepticisme sur ce plan en ajoutant: « Je vois surtout la volonté de persévérer tel que l’on est et je ne suis pas sur que ce sentiment soit partagé par tous les Français ».

Dominique de Villepin terminera sa journée toulousaine à la librairie Castéla où l'attendaient plus de deux cents personnes. Son dernier livre, « Le dernier témoin » (chez Plon) est un beau conte philosophique à partir de l'histoire d'un arbre.


Rien à voir, bien sûr, avec la politique.

Sources: ladepeche.fr et AFP

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