"Sans rancœur", D. de Villepin tend la main à Sarkozy

Publié le par P.A.

Après le croc de boucher, la main tendue. Alors que mercredi, Dominique de Villepin avait affirmé, à l’issue du réquisitoire du procès Clearstream, que Nicolas Sarkozy avait tenu sa promesse de le "pendre à un croc de boucher", l’ancien Premier ministre a fait vendredi une déclaration en forme de drapeau blanc au président de la République.


Après avoir à nouveau clamé son innocence, Dominique de Villepin a affirmé qu’il gardait "la main ouverte" vis-à-vis du chef de l’Etat :


Dominique de Villepin s’en est expliqué plus longuement lors du Grand Journal de Canal Plus. "Je ne crois pas qu’on puisse vivre dans la rancœur. Et je crois qu’en politique, mais c’est également vrai dans la vie, la haine est le pire des tombeaux. On s’enferme et on se consume. Ce n’est pas un conseil qu’on peut se donner à soi-même de vivre dans de telles querelles ", a-t-il lancé sans se départir de son habituel lyrisme.


Mais s’il tend la main vers Nicolas Sarkozy, l’ancien premier ministre n’oublie pas leurs différences. "C’est vrai que beaucoup de choses me séparent de Nicolas Sarkozy même si j’appartiens à la même famille politique. C’est vrai que sur l’indépendance de la France, nous n’avons pas les mêmes positions. C’est vrai que sur les principes républicains, nous n’avons pas toujours les mêmes convictions. C’est vrai que sur la réforme, nous n’avons pas les mêmes positons, a-t-il énoncé. Tout simplement parce que nous sommes différents."


Dominique de Villepin n’a pas non plus oublié de se défendre dans l’affaire qui l’a mené devant le tribunal. "La première chose que j’ai faite dans ce dossier, c’est de demander à un général de la République (le général Rondot, ndlr) de suivre ce dossier, de faire preuve de prudence, de confidentialité pour assurer la protection des personnes et d’éviter toute machination politique, a-t-il assuré. Dans une affaire sensible, ce qui est important, c’est d’avoir en tête les risques. C’est ce que j’ai essayé de faire, mais on voit bien que les choses ont pris un autre tour."


"L’objectif, c’était de me mettre sous cloche, a-t-il encore asséné. J’ai rappelé que j’avais des convictions, et que ces convictions n’étaient pas négociables."

Source: Europe1

Publié dans Clearstream

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