Le candidat « de la réalité »

Publié le par P.A.

Le candidat Dominique de Villepin était aussi en Côte-d’Or, hier, pour une visite rythmée, à l’invitation de la CGPME.

On peut être un grand homme et un petit candidat. C’est d’autant plus sympathique. C’est le cas de Dominique de Villepin qui avait répondu, hier, à l’invitation de la CGPME. Tandis que deux bus de journalistes suivaient François Hollande, une petite moitié d’un suffisait pour accompagner Dominique de Villepin. Et seule une poignée de fidèles l’attendait en gare, tracts à la main.

A l’image des guerres napoléoniennes, l’ancien Premier ministre semble avoir fait du déplacement le cœur de sa stratégie. Il va d’un point à un autre. D’un combat à un autre. Rapidement. Pas de meetings, donc, mais des rendez-vous avec les Français, avec la France. Hier, la Côte-d’Or était à son agenda.

Sitôt descendu du train, souriant, détendu, il sert une main, porte la poussette d’une maman dans les escaliers avant de répondre à une interview de France 3. Micro enlevé et c’est direction le bus pour Couchey. Là, arrêt obligatoire chez M. le maire. Visite « privée ». En fait Gilles Carré nous confirme qu’il va « sans doute » apporter son parrainage au président de République solidaire. Les parrainages, justement. Dominique de Villepin refuse de dire de combien de promesses il dispose et demande « l’anonymat » pour les élus qui « font vivre la démocratie ». Le cap des 500 semble encore loin…

Une photo plus tard, quelques mots pour Le Petit journal et tout le monde se rend à la fromagerie Gaugry. L’accueil du maître des lieux, Olivier Gaugry, est gourmand. S’en suit une dégustation d’époisses et de gevrey-chambertin. Même le tire-bouchon ne résiste pas à l’homme du discours de l’Onu. « J’aime le gevrey-chambertin, notamment celui de la maison Trapet », glisse Dominique de Villepin. « C’est un vin que j’ai fait entrer dans tous les palais de la République que j’ai fréquentés. » D’un palais à l’autre, le déjeuner se tient en compagnie d’une trentaine de chefs d’entreprise dans le restaurant Chez Guy (Rebsamen). Les questions se suivent. L’agriculture ? « Nous avons perdu le leadership. » La faute à qui ? La TVA sociale ? « Une bonne mesure… prise à contretemps ». Si vous n’aviez pas compris, il ajoute : « Nous sommes en phase de récession », était-ce « le meilleur moment » pour « cette bonne mesure » de Nicolas Sarkozy…

Plaidant pour le changement – « 40 ministres, c’est trop, qui les connaît ? », – il annonce un gouvernement à « 10 ministres » qui « rendent des comptes » et souhaitent des grandes régions, « huit, réunies dans un conseil territorial ».

Une colombe sur le livre d’or de Gevrey-Chambertin et c’est direction FM Logistic. Visite, au pas de course, de l’entreprise, accueil du patron, du maire et du président de la communauté de communes. Sur le chemin du retour, petit passage par l’atelier de l’artiste Ming qui a peint son portrait. « J’ai des tableaux de lui, mais celui-là, il n’a pas voulu me le vendre. »

Retour en gare, un gâteau et un café plus tard, le voilà sur le quai, non sans avoir à nouveau aidé une femme à porter une valise. Une poignée de main médiatique avec François Hollande (qui était aussi à Dijon) et le grand homme remonte dans le train. Pour la suite de sa campagne. « A cheval ! »

Source: Bien Public

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