Karachi : pour Dominique de Villepin, il existe des "soupçons", mais pas de "preuve" de rétrocommission

Publié le par P.A.

Invité dimanche 21 novembre de l'émission "Internationales" de TV5 Monde, Dominique de Villepin a assuré qu'il n'y avait pas de preuve que des rétrocommissions aient été versées dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan, ni de lien entre ce contrat et l'attentat de Karachi en 2002.

 

En 1995, Jacques Chirac avait, après son arrivée à l'Elysée – dont Villepin était secrétaire général – décidé de stopper le versement de certaines commissions dans ce contrat, soupçonnant des irrégularités. M. de Villepin a affirmé qu'"à (sa) connaissance", il n'y avait "aucun lien" entre l'arrêt du versement de ces commissions et l'attentat de Karachi en 2002. "Nous sommes dans un cas en 1995, nous sommes dans l'autre cas en 2002, ce n'est pas le même gouvernement pakistanais, ce ne sont pas les mêmes circonstances au Pakistan", a déclaré M. de Villepin.

 

"Il n'y a pas de peuve formelle de rétrocommissions" vers la France dans ce dossier, a-t-il ajouté, mais seulement des "soupçons. Le dossier Karachi a conduit à des soupçons de financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. "Il y avait des soupçons. Il n'y a pas eu d'enquête pour savoir si telle ou telle personne" avait récupéré des fonds, a encore expliqué l'ancien premier ministre, avant de conclure : "Nous ne sommes pas rentrés dans la question du financement politique".

 

Source: Le Monde

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