Écoutes: Le Monde accuse l'Élysée

Publié le par P.A.

Dans un communiqué publié sur son site Internet, Le Monde a annoncé ce matin son intention de déposer une plainte contre X pour violation du secret des sources. D'après le quotidien, "l'Elysée a eu recours, courant juillet, à des procédés qui enfreignent directement la loi sur la protection du secret des sources des journalistes", en utilisant les services du contre-espionnage pour identifier la source d'informations parues dans le journal sur l'affaire Woerth-Bettencourt.

Selon Le Monde, la publication d'informations sur les auditions de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, du photographe François-Marie Banier et de l'ex-avocat de la milliardaire, Fabrice Goguel, ont "particulièrement irrité l'Elysée".  "Selon plusieurs sources interrogées à la Direction générale de la police nationale (DGPN) ainsi qu'à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ordre a alors été donné à la DGPN de mettre fin aux fuites qui avaient abouti à la publication de ces informations", écrit Sylvie Kaufmann, directrice de la rédaction du quotidien.

Un conseiller de Michèle Alliot-Marie ciblé


Les services du contre-espionnage français ont été "mis à contribution hors procédure judiciaire, une quinzaine de jours avant qu'une enquête préliminaire ne soit ordonnée par le parquet de Paris, le 4 août, poursuit Le Monde. Ils ont enquêté sur la source potentielle des fuites des procès-verbaux des auditions et se sont "arrêtés sur un haut fonctionnaire, David Sénat, conseiller pénal de la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie", dont les conversations ont fait l'objet de "discrètes expertises".

Le nom de Gérard Davet, journaliste au Monde, est apparu dans un listing remis par un opérateur téléphonique. "En faisant mener une enquête par la police pour tenter d'identifier la source de notre journaliste, l'exécutif a donc clairement enfreint la loi relative à la protection du secret des sources des journalistes, dispositif qu'il avait pourtant renforcé par la loi du 4 janvier 2010", affirme Sylvie Kaufmann.

Source: Le Figaro

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