Dominique de Villepin demande à Takieddine "des preuves" du "complot"

Publié le par P.A.

Dominique de Villepin a invité vendredi l'intermédiaire d'armement Ziad Takieddine, qui l'accuse d'avoir mené un complot contre Nicolas Sarkozy, à produire des preuves à ses accusations.

 

L'ancien premier ministre Dominique de Villepin, mis en cause par Ziad Takieddine a répondu à l'homme d'affaires franco-libanais, ce vendredi, sur Europe 1 : « Cela fait un an que la justice lui pose des questions ». Et de poursuivre : « Il y a une semaine, il mettait en cause les plus hautes autorités de l'Etat, aujourd'hui, il nous ressort la théorie du complot. Il n'y a rien de nouveau. Il a des preuves ? Qu'il les apporte à la justice, c'est à la justice d'apprécier les choses. » Le fondateur de République Solidaire a précisé également qu'à l'époque, il était « secrétaire général de l'Elysée. Je n'étais pas ministre de la Défense, pas directeur d'une entreprise publique d'armement. » À bon entendeur.

Si Dominique de Villepin a réagi si vivement c'est qu'il a subi les attaques frontales de Ziad Takieddine, ce jeudi. Il a estimé que toute cette affaire est un « complot contre le président de la République, avec les mêmes acteurs que l’affaire Clearstream. Sauf que cette fois ils vont devoir répondre d’actes criminels » et « celui qui doit répondre de ses actes sur l’ensemble du dossier, de 1996 à aujourd’hui, s’appelle Dominique de Villepin ». Plus déterminé que jamais, Ziad Takieddine entend « dénoncer ce complot et le prouver point par point à l’opinion française »

Dans le volet financier de l'affaire Karachi, les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des commissions versées ont donc pu donner lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 dans le cadre d'une vente de frégates à Ryad (contrat "Sawari II"). Dans ce volet, il a été mis en examen le 14 septembre pour « complicité et recel d'abus de biens sociaux ». Dominique de Villepin a déclaré à ce sujet : « Jacques Chirac l'a toujours dit très clairement : quand il est arrivé en 1995 il a eu le souci de la moralisation de la vie publique", a dit  pour expliquer l'arrêt des rétrocommissions.

Dominique de Villepin a enfin dévoilé sa solution pour mettre un terme à toutes ces accusations et surtout au climat délétère actuel : « La réponse, c'est l'indépendance de la justice ». Pour lui, il faut rompre « le lien entre le parquet et le pouvoir politique ».

 

Source: France Soir

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