Au 1er jour de son procès, Villepin évoque Ben Laden

Publié le par P.A.

Le procès en appel de l'affaire Clearstream s'est ouvert lundi matin au Palais de justice de Paris.

Les avocats de Dominique de Villepin sont arrivés les premiers dans la première chambre de la cour d'appel de Paris. La salle est encore vide. Quatre robes noires suivis des stagiaires traînant de lourdes valises. Quelques journalistes sont déjà là. A l'extérieur les caméras et les micros sont déjà à l'affût. Dominique de Villepin arrive à 9 heures. Chemise bleu, le teint halé. Il s'arrête devant les caméra avec un sens très politique de l'actualité et lance : « Ce matin, je ne pense pas à moi mais à ces milliers d'hommes et de femmes tombés sous les coups du fanatisme et de la haine d'Oussama ben Laden», lance d'emblée l'ancien Premier ministre. Cette nuit, Barak Obama a annoncé que le leader terroriste avait été tué. Le procès en appel de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac dans l'affaire Clearstream s'est ouvert lundi matin au Palais de justice de Paris... loin du Pakistan.

En 2003, alors ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, Dominique de Villepin s'était illustré en prononçant devant le Conseil de sécurité de l'ONU un discours contre l'intervention américaine en Irak. «Je veux croire que la communauté internationale saura trouver une nouvelle impulsion, une nouvelle coopération face à un terrorisme qui s'est disséminé sur la scène mondiale», a poursuivi l'ancien ministre des Affaires étrangères. «Je veux croire que les pays occidentaux sauront tirer les leçons de ces 10 dernières années. Je veux croire qu'ils sauront éviter les tentations d'un amalgame trop souvent commis par l'administration Bush entre guerre contre le terrorisme et confrontation avec l'islam», a-t-il encore dit.

Quatre semaines de procès

Interrogé sur l'ouverture de son procès, l'ancien Premier ministre a tourné les talons sans dire un mot et est rentré dans la salle d'audience. Seize mois après avoir été relaxé, il y retrouve Jean-Louis Gergorin, l'ancien responsable d'EADS, et le mathématicien Imad Lahoud. Dans ce dossier on leur reproche d'avoir falsifié des listings bancaires émanant de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, afin de faire croire que plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes à l'étranger.

Durant les quatre semaines de procès -les audiences s'achèveront le 26 mai et la décision sera mise en délibéré à plusieurs mois-, neuf témoins viendront éclairer la cour d'appel, présidée par Christiane Beauquis. Parmi eux, le général Philippe Rondot, qui a un temps enquêté sur les listings, l'ancien patron de la DST, Pierre Bousquet de Florian, ou encore le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke.

Source: Les Echos, Valérie de Senneville

Publié dans Clearstream

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