Dominique de Villepin estime que "l'État doit jouer tout son rôle"

Publié le par P.A.

Pour le premier ministre, l'avenir d'Airbus doit « dépasser les clivages partisans ».

 
« L'état doit jouer tout son rôle. » À la veille d'une manifestation de salariés d'Airbus et alors que les principaux candidats à la présidentielle se sont emparés de ce dossier sensible , Dominique de Villepin a voulu faire la preuve que la puissance publique - et lui-même - pouvait encore avoir une influence sur les grands dossiers industriels, et qu'il n'y avait, en la matière, pas « d'impuissance des politiques ». Après avoir téléphoné à Louis Gallois, le président d'Airbus, dans la matinée, le premier ministre a reçu, dans l'après-midi, les présidents des groupes parlementaires et des commissions des Affaires économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat. À la suite de quoi, il a annoncé plusieurs mesures, au nom d'un « patriotisme économique européen ». L'avenir de l'entreprise, a-t-il indiqué, doit dépasser « les clivages partisans ».
 
Ainsi, l'État serait prêt, « si l'entreprise le souhaitait », à participer à une éventuelle augmentation de capital d'EADS, maison mère d'Airbus. Par ailleurs, le gouvernement « veillera au respect du dialogue social et des droits de salariés », et la question de la gouvernance de ce groupe européen devra « être posée ». Enfin, alors que Ségolène Royal a demandé que l'État permette aux Régions françaises de pouvoir investir directement dans Airbus - une solution qualifiée « d'inopérante » par Thierry Breton, ministre de l'Économie -, Dominique de Villepin a fait savoir qu'il rencontrerait « rapidement » les présidents de Région. Il y a cinq jours, le premier ministre avait déjà annoncé le déblocage de 100 millions d'euros pour la filière des matériaux composites.
 
Mais mobilisation gouvernementale ne rime pas forcément avec ingérence. « N'oublions pas que c'est à l'entreprise elle-même qu'il revient d'apporter des réponses » à sa crise, a rappelé de Villepin.
 
Les élus de l'opposition ont réclamé, hier, la tenue d'un débat parlementaire sur l'avenir d'Airbus. « Ce n'est pas le bon lieu pour cela. Dans ce dossier, il faut éviter d'alimenter les polémiques stériles, les débats électoraux et les spéculations », a tranché Villepin. Au grand dam du président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, qui a de nouveau réclamé, à la sortie de l'entretien avec Villepin, « un ambitieux plan de relance » pour Airbus.

Source: Le Figaro

Publié dans Action gouvernementale

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