Intervention de Dominique de Villepin à l'Assemblée Nationale le 30 I 2007

Publié le par P.A.

Réponse du Premier ministre à la question de M. Jean-Marc Ayrault, député PS de Loire Atlantique, au sujet de la surveillance par les renseignements généraux de l'entourage d'une candidate aux élections. 

Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le président Ayrault,

Vous me permettrez de prendre un peu de hauteur. L’impartialité de l’État s’impose à tous et peut-être davantage encore au chef du Gouvernement ; c’est mon exigence d’une République irréprochable et exemplaire. Dans la période électorale qui s’ouvre, nous avons des devoirs vis-à-vis des Français, et il nous faut aborder les questions et les difficultés de la vie politique avec expérience, mesure et le souci de l’équité.

L’impartialité de l’État, c’est d’abord l’indépendance. J’ai fait le choix de défendre cette indépendance ; c’est le choix de la sérénité et de la transparence. Sur l’affaire que vous avez évoquée, tout a été dit par le Gouvernement…

On peut soulever des pierres dans le désert, on n’est jamais sûr de trouver ce que l’on cherche !

La deuxième exigence de l’impartialité, c’est le travail. J’ai tiré les leçons du gouvernement Balladur, du gouvernement Jospin, et j’en suis arrivé à la conclusion que la bataille contre le chômage méritait d’être menée jusqu’au bout – les résultats d’aujourd’hui en témoignent –, que les batailles de la croissance et du désendettement méritaient d’être menées jusqu’au bout, et les résultats en témoignent.

L’impartialité, c’est aussi le respect de la règle de droit. Je l’ai dit dans une circulaire et l’ai rappelé hier lors d’un séminaire gouvernemental : je suis soucieux que ce gouvernement, chacun à sa place, remplisse sa mission, dans l’intérêt national.

Enfin, l’impartialité de l’État – et je suis bien placé pour vous en parler, car j’ai souffert personnellement –, c’est le refus des polémiques stériles, qui diminuent ceux-là mêmes qui les lancent , car les polémiques sont un peu comme les boomerangs : elles vous reviennent en pleine figure ! Les polémiques ne sont pas à la hauteur de la démocratie.

Dans une élection dont je souhaite qu’elle soit marquée de part et d’autre par la dignité, l’honneur, la responsabilité, l’engagement, je demande que chacun se tienne debout, et non dans les coins, sous les portes, dans les endroits les plus humides de la République, où personne ne se grandit. La République se tient droit, les membres du Gouvernement sont debout, et nous ferons notre travail jusqu’au bout !

Dominique de Villepin, Premier ministre

Publié dans Discours

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
Et bien nous ont en aura besoin pour améliorer la Sécurité au sein du territoire Nationale .
Répondre
J
Nicolas Sarkozy aura besoin de tout le monde pour battre Ségolène Royal. Domique de Villepin répond parfaitement à cette polémique stérile destinée à cacher les gaffes de la candidate socialiste.
Répondre