Allocution lors du dîner du Crif

Publié le par P.A.

Monsieur le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, cher Roger Cuckierman
Monsieur le président du Sénat,
Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Messieurs les représentants des cultes,
Madame la présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, chère Simone Veil
Chers amis,

C’est à nouveau un grand honneur pour moi de prendre la parole devant vous ce soir. Avant tout je voudrais m’adresser à vous, cher Roger Cuckierman, pour vous remercier de l’engagement, du dévouement, de la passion et de la franchise avec laquelle vous avez accompli votre travail tout au long de ces dernières années. Une nouvelle page va s’ouvrir dans quelques mois pour le Crif, comme pour notre pays. Et je sais que vous aurez à cœur, Monsieur le président, d’apporter à votre successeur toute votre expérience et votre sagesse. Vous avez su faire de ces rencontres annuelles, l’un des moments importants de notre vie publique, l’un de ces grands rendez-vous qui sont l’occasion pour chacun d’entre nous, de réaffirmer notre attachement aux principes républicains : l’égalité, la fraternité, mais aussi la laïcité et la solidarité. Je voudrais insister sur ce dernier point, sur la solidarité dont notre société a tant besoin. Nous ne sommes pas un pays qui peut se contenter de la réussite de quelques uns lorsque d’autres sont laissés pour compte. Les Français veulent avancer ensemble. Ils veulent que l’Etat puisse venir en aide aux plus démunis, à tous ceux qui ont du mal à surmonter les accidents de la vie. A cet égard je veux saluer l’esprit de solidarité qui anime la communauté des Juifs de France. Je veux rendre hommage au travail remarquable et à la mobilisation nationale pour la Tsedaka, animée par le docteur Zrihen, qui est également votre vice-président.

Les principes de la République sont notre bien commun, un bien précieux qu’il nous faut défendre contre les tentations de l’intolérance ou du communautarisme. Car ce sont eux qui nous permettront de renforcer toujours davantage notre cohésion nationale. Ce sont eux qui feront de la diversité française une chance et un atout.

1/ C’est bien au nom de ces principes que nous devons continuer, encore et toujours, de nous battre contre le fléau de l’antisémitisme.

Comme d’autres pays, la France a été confrontée au début des années 2000, à une recrudescence d’actes antisémites. Chacun se souvient de l’émotion et de l’indignation partagée par l’ensemble de la communauté nationale face aux images de cimetières profanés et de synagogues incendiées Je garde moi-même un souvenir ému du cimetière d’Herrlisheim où je m’étais rendu. Pour combattre ces violences inacceptables, nous avons mobilisé tous les moyens nécessaires.

Les services de Police et de Gendarmerie ont mis en œuvre avec les parquets et en liaison étroite avec les services de protection de la communauté, des dispositifs spécifiques. Et je veux rendre hommage à l’action déterminée de Nicolas Sarkozy dans ce combat contre les violences antisémites.

Nous avons mené les enquêtes jusqu’à leur terme pour identifier les coupables et les traduire devant la justice. Je veux remercier Pascal Clément de cette mobilisation.

Nous avons adopté des mesures législatives et réglementaires pour renforcer à la fois prévention et répression, notamment à travers des programmes scolaires spécifiques, car c’est en agissant le plus tôt possible que nous pourrons venir à bout de ce fléau.

Cette mobilisation a porté ses fruits : en 2005, le nombre des actes antisémites a diminué de 47 % par rapport à l’année précédente. En 4 ans nous avons fait reculer les violences antisémites de plus de 40 %.

Mais je veux le dire très clairement ce soir : face à l’antisémitisme nous ne baisserons pas la garde. C’est un combat que nous ne gagnerons que dans la durée.

Chacun se souvient du meurtre barbare d’Ilan Halimi. Aujourd’hui je sais qu’il est dans tous nos esprits, et je veux saluer sa mère, qui est présente parmi nous. Madame Halimi, il y a un an à cette même tribune, je déclarais que nous vous devions la vérité, aujourd’hui tous les tortionnaires présumés de votre fils ont été retrouvés et arrêtés. Ils répondront de leur crime odieux devant la Justice dont nous attendons légitimement la plus grande sévérité. Nous voulons tout faire pour que de telles tragédies n’arrivent plus.

Nous avons également tous été choqués par ce qui s’est passé en novembre dernier, à l’issue d’un match de football entre les clubs du Paris Saint Germain et du Hapoel de Tel Aviv, est inacceptable. Je refuse cette violence qui est à l’opposé de l’esprit de la compétition sportive. Ce qui s’est passé doit nous inciter encore à plus de vigilance. Vigilance face aux actes et vigilance également face aux discours et aux tentations de l’oubli.

Il n’y a pas de place en France pour la haine religieuse ou le racisme. C’est pourquoi nous poursuivrons notre combat jusqu’au bout.

Dans ce combat pour le respect, la tolérance et l’humanisme il y a un exemple dont nous devons nous inspirer. C’est l’exemple des Justes de France auxquels le président de la République a rendu hommage la semaine dernière, au nom de la Nation en inaugurant, en présence de Simone Veil, l’inscription en leur honneur dans la crypte du Panthéon. Je m’étais moi-même rendu avec Ehoud Olmert au monument qui leur a été consacré au Mémorial de la Shoah le 14 juin dernier.

Non, la France ne doit pas oublier le déshonneur et la lâcheté de tous ceux qui ont permis et facilité la persécution et la déportation de 76 000 juifs Français. Notre pays, grâce en particulier à l’action du président Jacques Chirac, regarde aujourd’hui son passé en face. Fidèle à son devoir de mémoire, la France veut garder vivant le souvenir de ces années noires, le transmettre aux jeunes générations pour que plus jamais l’irréparable puisse être commis. Vous avez évoqué, Monsieur le président, le camp des Milles. Je vous confirme que le financement de cette opération sera bientôt réalisé. Comme vous, je souhaite que ce lieu soit préservé et ouvert au public pour qu’il devienne un lieu de mémoire des crimes qui s’y sont commis.

Mais la France n’oublie pas non plus ceux qui, par leur courage et leur humanité, ont sauvé l’esprit de la République et l’âme de notre pays. Gardons à l’esprit leur exemple pour nous opposer à la haine et à la violence quelle que soit sa forme, quelle que soit son ampleur. Sachons comme eux ouvrir les yeux et le cœur, sachons tendre la main à celui qui est menacé. Et surtout n’acceptons jamais que dans notre pays, des hommes et des femmes puissent avoir peur à cause de leur religion, à cause de leurs convictions.

La France n’oublie pas non plus la résistance juive, les réseaux Garel ou Loinger de l’Osé, la sixième section des Eclaireurs israélites, les aumôniers des camps en France et tous ceux qui, au cœur du judaïsme, ont combattu pour l’honneur de l’homme et pour l’honneur de la France. S’ils ne peuvent être Justes selon les règles de Yad Vachem, ils sont de grands Français. Et puis n’oublions pas les racines du Crif, qui dans la clandestinité en 1943 a été fondé par le consistoire afin de coordonner l’action du judaïsme contre les ennemis de la France. Par leur courage et leur esprit de sacrifice, les résistants juifs ont réaffirmé la fidélité du judaïsme français à la république. Et puisque nous célébrons cette année le bicentenaire des consistoires, je voudrais simplement rappeler le serment du grand sanhédrin. A la question posée par Napoléon "Défendrez-vous la France ?" il a répondu par ce cri d’amour : "Oui, jusqu’à la mort." La devise des consistoires jusqu’à aujourd’hui, "Patrie et religion", ne dit pas autre chose.

Ce combat contre la haine et la violence, la France a le devoir de le mener aussi hors de ses frontières.

C’est vrai lorsque les propos de certains dirigeants soulèvent une légitime indignation. Je condamne sans réserve et avec la plus grande vigueur les propos inacceptables du président iranien sur la Shoah, ainsi que l’organisation à Téhéran, en décembre 2006, d’une conférence sur l’Holocauste ouverte aux thèses négationnistes. Ils sont une insulte à la mémoire des victimes et de leurs familles ainsi qu’à l’honneur de la communauté internationale. Ils sont une agression à l’égard de l’Etat d’Israël. Ils sont une menace sur la stabilité et la paix dans cette région si fragile.

2/ Face à ces menaces, Israël peut compter sur la France. Je l’ai dit plusieurs fois devant vous : face aux risques d’incompréhension et d’affrontement qui pèsent sur notre planète, l’amitié entre la France et Israël est un atout. Elle est notre chance. En quatre ans, nous avons parcouru ensemble un chemin remarquable.

D’abord nous n’avons cessé de renforcer la relation politique entre nos deux pays. Nous l’avons fait grâce à des rencontres bilatérales de plus en plus nombreuses et d’une qualité exceptionnelle : qu’il s’agisse de la visite d’Etat du président Katzav en 2004, de celle d’Ariel Sharon en juillet 2005, Ariel Sharon vers qui vont mes pensées ce soir, puis d’Ehud Olmert en juin 2006, qu’il s’agisse de la visite en France de Tzipi Livni en mars et décembre 2006, ou du déplacement de Philippe Douste-Blazy en Israël en mai 2006.

Ce que nous avons construit entre Israël et la France, c’est un dialogue renouvelé, fondé sur la confiance. Fondé aussi sur une convergence d’analyse et d’intérêts sur de nombreux sujets. Il n’y a eu, de part ou d’autre, ni reniement ni silence complaisant, mais bien une volonté partagée : la volonté de se mettre à la place de l’autre pour comprendre ce qu’il ressent, la volonté de le respecter et de l’aider à surmonter les difficultés, dans un esprit d’amitié et de respect. Cet état d’esprit, j’ai pu le constater il y a quelques mois lors de la crise au Liban, lors de mes contacts avec Ehud Olmert, ainsi que lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de la résolution 1701 du conseil de sécurité.

Nous avons également renforcé les liens entre nos deux peuples, grâce à des projets ambitieux. A travers le "groupe de haut niveau", que j’avais mis en place dès 2002 comme ministre des Affaires étrangères avec mon ami Shimon Pérès, grâce aux premières actions développées en 2006 par la "Fondation France-Israël", voulue par président de la République et d’Ariel Sharon et qui verra le jour dans les mois qui viennent, la compréhension entre nos deux sociétés s’est encore approfondie. A l’instar de ce qui a été entrepris au printemps 2006 avec les manifestations d’une "Saison française en Israël", nos associations, nos artistes, nos universités, nos scientifiques et nos entreprises, apprennent à mieux se connaître et à travailler ensemble. Des projets conjoints voient le jour dans tous les domaines, économique, scientifique et culturel. Ces partenariats, nous devons les développer encore et les inscrire dans la durée.

Cette relation entre nos deux pays, je sais tout ce qu’elle vous doit à vous, à la communauté juive de France qui constitue la deuxième communauté juive au monde. Vous n’avez cessé d’œuvrer pour faire connaître Israël en France, pour faire comprendre la société israélienne à nos compatriotes. Vous vous êtes engagés aussi pour renforcer le lien le plus fort, celui de la langue française, que nous partageons avec la communauté francophone d’Israël. C’est un lien de cœur et de culture essentiel qu’il faut continuer de développer. Je sais, Monsieur le président, que c’est un combat auquel vous êtes particulièrement attaché, je l’ai déjà dit comme ministre des Affaires étrangères et je le redis comme Premier ministre, je suis bien sûr favorable à l’entrée d’Israël dans la francophonie et dans les organisations qui ont la charge de la faire rayonner à travers le monde.

3/ Cette amitié, cet engagement, la France est déterminée à les mettre au service de la paix au Proche et Moyen-Orient.

Depuis plusieurs années, les fractures du monde s’amplifient, les tensions se renforcent, les crises s’aggravent. De nombreuses régions sont en proie à l’instabilité. La menace terroriste est toujours présente, et se nourrit des foyers de violence comme l’Irak. Le risque de voir grandir l’incompréhension et la haine entre les peuples s’accroît de jour en jour. Face à cela, les solutions unilatérales ont montré leur inefficacité. Nous savons que rien ne peut se faire contre la volonté des peuples, contre leur identité. Pour autant la communauté internationale peine trop souvent à définir des solutions efficaces.

Aux portes de l’Europe, le Moyen-Orient est devenu l’épicentre des tensions internationales. Des tensions nouvelles sont venues se greffer sur la fracture ancienne que constitue le conflit israélo-palestinien. La moindre étincelle peut déclencher de nouveaux cycles de violence et de haine, nous l’avons vu cet été encore au Liban. Dans cette région, la France a, avec ses partenaires européens, un rôle essentiel à jouer : un rôle d’acteur du dialogue, de la paix, et de la réconciliation entre les peuples.

J’ai toujours défendu une seule et même conviction : l’une des conditions principales pour la stabilité et la sécurité de la région c’est le règlement du conflit israélo-palestinien.

Les principes d’une solution nous les connaissons : deux Etats vivant en paix et en sécurité. La Feuille de route, acceptée par toutes les parties, constitue un cadre qu’il faut renforcer. Après des mois d’interruption, le dialogue a repris entre Palestiniens et Israéliens. La rencontre entre Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, le 23 décembre dernier, ainsi que la conclusion du cessez-le-feu créent un contexte favorable. Mais les facteurs de blocage sont toujours présents. Pour rétablir la confiance il y a deux impératifs : la libération du soldat, Gilad Shalit, français et israélien, enlevé au début de l’été et dont j’ai demandé à être régulièrement informé, ainsi que l’arrêt des violences.

L’un de nos principaux motifs de préoccupation aujourd’hui, c’est la situation de tension au sein des territoires palestiniens. C’est pourquoi la France soutient les efforts du président de l’Autorité palestinienne. Nous avons besoin d’interlocuteurs bénéficiant du soutien de tous les Palestiniens et capables de reprendre le dialogue avec Israël.

La communauté internationale doit apporter tout son appui à une relance effective du processus de paix. C’est pourquoi, nous sommes favorables à une réunion du quartet dans les meilleurs délais. Celui-ci devrait se donner pour objectif l’organisation d’une conférence internationale sur le statut final des territoires palestiniens. Cette conférence pourrait, sans prétendre dicter aux parties les termes d’un règlement, apporter les garanties auxquelles elles aspirent afin de dépasser les blocages actuels. Car c’est d’une solution politique, et d’elle seule, que pourra venir la paix et le développement auxquels aspirent les populations.

Au-delà, nous devons nous mobiliser pour relever ensemble le défi de la paix, de la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région du Proche et Moyen-Orient. La France continuera à prendre toutes ses responsabilités.

Face à la guerre au Liban, la France, vous le savez, s’est pleinement mobilisée. Cette guerre a constitué pour les populations du nord d’Israël touchés par les tirs inacceptables et quotidien de roquettes du Hezbollah, ainsi que pour le peuple libanais qui a déjà tant souffert, une épreuve terrible. Nous avons réussi à faire voter la résolution 1701 qui a permis la cessation des hostilités et fixé les paramètres pour une solution politique durable. En assumant le commandement de la Finul renforcée et en déployant à ce jour plus de 1 600 hommes sur le terrain, notre pays a pris toutes ses responsabilités. Nous sommes aujourd’hui engagés pour soutenir la pleine application de cette résolution, qui suppose notamment la libération des deux soldats israéliens toujours détenus, le désarmement des milices, le respect de l’embargo sur les armes et celui de la souveraineté du Liban.

Au-delà de cette crise, nous devons faire en sorte que tous les pays de la région contribuent au retour à la stabilité. C’est notamment ce que la communauté internationale attend de la Syrie. Nous souhaitons qu’elle coopère pleinement avec la communauté internationale à travers le conseil de sécurité de l’Onu, et qu’elle renonce à sa politique de déstabilisation du Liban. Voilà comment nous pourrons avancer ensemble vers cette paix juste et globale au Proche et Moyen-Orient dont la France est un avocat inlassable.

Enfin, la France continuera à lutter contre les risques de prolifération dans cette région du monde.

Nous partageons les préoccupations légitimes d’Israël face aux déclarations inacceptables et aux appels à la haine du président iranien. Comme je l’ai dit tout à l’heure, la France les a condamnées avec la plus grande force. L’Iran poursuit un programme d’enrichissement qui suscite des interrogations internationales légitimes. Notre objectif est d’amener l’Iran à se conformer à ses engagements internationaux : nous ne pouvons pas accepter que l’Iran se dote d’une capacité nucléaire militaire. En étroite coordination avec les autres Européens, les Américains, les Russes et les Chinois, nous avons ainsi présenté cet été à Téhéran des propositions ambitieuses. Devant le refus iranien de répondre à cette offre en suspendant ses activités d’enrichissement, nous avons pris nos responsabilités.

Avec le vote à l’unanimité du conseil de sécurité de la résolution 1737 en décembre dernier, la communauté internationale a décidé des sanctions à l’égard de l’Iran. Leur objectif est simple : s’assurer que l’Iran ne bénéficiera pas de contributions extérieures, sous quelque forme que ce soit, à ses activités les plus sensibles. Les exportations de technologies sensibles par l’Iran sont également interdites. La résolution prévoit aussi de renforcer l’autorité de l’AIEA dans son travail de vérification.

Avec cette résolution, nous avons envoyé un message clair à Téhéran. L’Iran est désormais placé devant un choix : la coopération avec la communauté internationale ou un isolement croissant. Nous espérons que Téhéran fera le choix du dialogue et prendra les décisions permettant une reprise des négociations sur la base des résolutions 1696 et 1737. Mais si tel n’était pas le cas, si l’Iran ne se conforme pas à ses obligations, des mesures supplémentaires seront examinées. Soyez assuré de notre vigilance et de notre détermination sur ce dossier majeur pour notre sécurité et la sécurité d’Israël. Soyez assuré de nos efforts pour maintenir l’unité de la communauté internationale, car c’est la condition de la légitimité de notre action, et donc au final de son efficacité.

Mesdames, messieurs,
Chers amis,

Je veux le redire ici avec force : la France ne transigera pas avec la sécurité d’Israël. La France sera toujours aux côtés d’Israël, pour réaffirmer notre refus absolu du terrorisme, du fanatisme, de la violence et de l’intolérance.

Ce soir je veux vous exprimer ma conviction : l’avenir du Proche et du Moyen Orient passe par un engagement accru de toute la communauté internationale pour avancer conjointement sur l’ensemble des crises et tout particulièrement sur le processus de paix. Après une si longue période d’incertitude et de doutes, les peuples de la région comme la communauté internationale ont besoin d’avancées, de résultats concrets, permettant de combattre la violence et la haine. Plus que jamais, le peuple français et les responsables de notre pays, conscients des risques, sont déterminés à tout faire pour avancer dans la voie de la justice et de la paix. Sur ce chemin, votre rôle, nous le savons tous, est exemplaire et décisif.

Je vous remercie.

Dominique de Villepin

Publié dans Discours

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