Voeux de Chirac aux fonctionnaires sur fond de course à l'Elysée

Publié le par P.A.

Les voeux de Jacques Chirac aux fonctionnaires, mardi, ont pris une tournure politique à moins de quatre mois du premier tour de la présidentielle et à cinq jours de la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l'UMP dans la course à l'Elysée.

Face à des centaines d'agents, élus et ministres rassemblés autour de Dominique de Villepin dans le salon d'honneur de la préfecture de Seine-Saint-Denis, le chef de l'Etat a demandé la poursuite "dans la durée" du combat pour l'égalité des chances.

L'effort de la Nation "ne s'inscrira véritablement dans la réalité de chacun que s'il est poursuivi avec détermination et dans la durée", a dit Jacques Chirac, qui a salué la tâche "difficile" des fonctionnaires, "premiers acteurs" de ce combat.

Le chef de l'Etat a rendu hommage aux policiers, aux enseignants qui exercent "l'un des métiers les plus difficiles qui soient", et rappelé les efforts entrepris par le gouvernement - via les agents - pour l'emploi, l'intégration, ou encore le logement.

Jacques Chirac a salué l'action de Nicolas Sarkozy "dans la lutte contre la délinquance et la violence" après avoir toutefois rappelé que les questions de sécurité devaient "rassembler" et ne pas donner lieu à de "faux débats".

Le ministre de l'Intérieur était, quant à lui, apparemment plutôt préoccupé par le discours qu'il prononcera dimanche au congrès de l'UMP, où les militants le désigneront officiellement candidat à l'élection présidentielle.

"C'est un gros travail. C'est comme un petit livre, je n'improvise pas", a dit le président de l'UMP, qui compte notamment évoquer "la méthode" qu'il compte suivre.

"Il faut trouver une tonalité, un style, un ton, une musique. C'est important d'être dans le tempo de la situation", a-t-il ajouté dans un apparté avec la presse.

VILLEPIN ÉVOQUE NAPOLÉON

A la question d'un journaliste qui lui faisait remarquer qu'"ils" - sous-entendu les "chiraco-villepinistes" - ne lui feraient "pas de cadeau", Nicolas Sarkozy a répondu : "J'ai une certaine habitude".

A un autre reporter qui lui signalait que les "ils" en question étaient peu nombreux, moult ténors de droite ayant rejoint son camp, Nicolas Sarkozy a acquiescé : "On peut même se demander s'il faut mettre un 's' à 'ils'..."

Le ministre n'a pas souhaité commenter le choix de Dominique de Villepin de ne pas participer au vote conduisant à son intronisation. "L'important, c'est qu'il soit là", a-t-il dit.

Surgissant à ses côtés, le chef du gouvernement a confirmé qu'il espérait se voir offrir un "bon déjeuner" dimanche porte de Versailles.

Plus tôt dans la matinée, avant l'arrivée de Jacques Chirac, Dominique de Villepin avait précisé aux journalistes sa vision de la course à l'Elysée en employant des métaphores de l'ère napoléonienne, une période qui le passionne.

"C'est comme une armée napoléonienne", a-t-il lancé avant de définir sa "stratégie".

"Il faut être divers, mobile, sur le terrain, capable de surprises, avec des renforts...", a-t-il ajouté, fidèle à sa promesse affichée de rester "dans l'action jusqu'au bout".

Le Premier ministre a de nouveau expliqué son scepticisme face à toute idée de ralliement : "Si on est tous les uns derrière les autres on n'arrive à rien".

L'entourage du chef de l'Etat a confirmé que ce dernier ne ferait passer aucun message au congrès de l'UMP. "Institutionnellement, ce n'est pas possible", a expliqué un proche. "Le président n'a pas de camp. Son camp, c'est la France".

Source: Reuters

Publié dans 2007

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