Dominique de Villepin promet une solution rapide pour les SDF

Publié le par P.A.

Dominique de Villepin a promis qu'une solution serait trouvée "dans les prochaines heures" pour les SDF installés sous les tentes à Paris et dans plusieurs villes de province.

Dans l'entourage du Premier ministre, on précisait ultérieurement qu'il s'agissait de régler le problème "dans les 48 heures".

Le Premier ministre a annoncé sur Canal Plus que le gouvernement était en discussion avec les associations pour faire avancer le dossier. "(Le ministre du Logement) Jean-Louis Borloo s'est couché à trois heures du matin", a-t-il dit, en exhortant chacun "à y mettre du sien".

"Il vaut mieux loger dans une chambre à deux ou trois que loger au bord d'un canal", a-t-il ajouté, en faisant allusion aux SDF installés dans des tentes sur les bords du canal Saint-Martin à Paris.

Dominique de Villepin à estimé à 20.000 le nombre de SDF en France et à 100.000 le nombre de personnes vivant dans des logements insalubres.

Les Enfants de Don Quichotte, qui ont contribué à la médiatisation du sort des SDF, ont dit attendre de voir le gouvernement prendre des mesures.

Jean-Baptiste Legrand, porte-parole du mouvement, a confirmé que son association, parmi d'autres, avait rencontré samedi Jean-Louis Borloo et la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, Catherine Vautrin.

"Le gouvernement semble avoir pris la mesure du problème", a-t-il dit, en évoquant de "longues discussions sur des mesures concrètes qui vont dans le bon sens".

Evoquant la construction de logements sociaux, le chef du gouvernement a estimé que "la gauche n'a rien fait" dans ce domaine. "Nous avons rattrapé notre retard (..) Nous en sommes à 90.000 logements sociaux, il en faut 120.000", a-t-il déclaré.

Dominique de Villepin a dit avoir déconseillé il y a un an à Jacques Chirac de parler de droit au logement opposable lors de ses voeux du 31 décembre 2005.

"Je lui ai dit: 'Nous ne sommes pas prêts, M. Le Président, ce n'est pas possible'".

Evoquant la situation actuelle, il a ajouté: "J'ai dit au président de la République: aujourd'hui nous pouvons le faire".

Le Premier ministre a jugé qu'en matière de logement, l'acquisition-réquisition était "une sottise. Personne ne sait ce que cela veut dire", a-t-il dit en rappelant que "nous sommes un pays attaché au droit de propriété"

Source: Reuters

Publié dans Action gouvernementale

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