Villepin "regrette l'instrumentalisation politique"

Publié le par P.A.

Selon des extraits de l’audition par les juges du pôle financier publiés dans Le Monde, le premier ministre a nié toute implication dans le scandale financier de Clearstream.

 
«J'ai conscience de l'extraordinaire complexité et difficulté de ce dossier où plusieurs personnalités politiques et plusieurs ministres en exercice sont cités, mais je regrette l'instrumentalisation politique et médiatique qui en a été faite, ce qui a modifié en profondeur la perception que l'on pouvait avoir du rôle de certains acteurs et en particulier du mien». C’est ainsi que le premier ministre, Dominique de Villepin, a conclu sa déposition lors de son audition-fleuve par les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons dans la nuit de jeudi à vendredi. Audition dont le quotidien Le Monde publie sur son site Internet quelques extraits, vendredi soir.
 
Le premier ministre a également affirmé n’avoir pas voulu viser Nicolas Sarkozy et n’avoir «jamais reçu ou eu en mains les listes ou documents informatiques concernant Clearstream». Et de dédouaner Jacques Chirac de toute responsabilité : «A aucun moment, je n'ai reçu d'instructions précises du président de la République dans ce dossier, je me suis référé à des orientations générales».
 
«Je n'ai pris aucune initiative spécifique» dans la mission confiée au général Philippe Rondot, témoin clef dans cette affaire et dont les fameuses notes faisaient apparaître à de multiples reprises le nom du premier ministre, a par ailleurs affirmé l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’époque. Dominique de Villepin a ajouté s’être «inscrit dans le cadre de la mission qui avait été confiée au général Rondot par le ministère de la Défense».
 
Source: Le Figaro

Publié dans 2007

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