Borloo et 2007

Publié le par P.A.

POUR Jean-Louis Borloo, la question du ralliement à Nicolas Sarkozy ou à tout autre candidat à la présidentielle « ne se pose pas ». « Je ne suis pas dans un système de ralliement ou de non-ralliement, a-t-il dit au cours du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Refusant mordicus d'envisager qu'il y ait la moindre contradiction entre l'appartenance du Parti radical à l'UMP et le refus de se rallier au candidat choisi par l'UMP le 14 janvier prochain, Jean-Louis Borloo a redit qu'il voulait d'abord « débattre sur les idées ». Il a d'ailleurs souligné qu'il n'y avait « aucun suspense » sur l'issue du processus de sélection interne du candidat de l'UMP. « Ce sera Sarkozy », a-t-il avancé. Le coprésident du Parti radical a souligné qu'il n'apporterait son soutien à Nicolas Sarkozy qu'après avoir négocié avec lui, « sur le fond ».
 

« Condition à l'adhésion »

 

Et s'ils ne tombaient pas d'accord ? « Je prendrai mes responsabilités si jamais je n'arrivais pas à un accord avec le président de l'UMP. » Exemple de désaccord entre les deux hommes : la transmission du patrimoine, qui est une des idées fortes du projet de l'UMP, est une mauvaise piste, selon Jean-Louis Borloo. « C'est statique », dit-il, ajoutant : « Il s'agit de faire une révolution dans notre pays pour rendre du pouvoir d'achat et augmenter la compétitivité. » Jean-Louis Borloo a proposé samedi, lors du congrès du Parti radical, le transfert de 300 milliards d'euros de charges sociales destinées à financer la Sécurité sociale sur le patrimoine, les flux financiers, l'impôt direct, la consommation et les droits de mutation, afin d'augmenter les salaires directs et la compétitivité des entreprises. Interrogé sur le coût d'une telle mesure, il s'est exclamé : « Ce n'est pas de la dépense, c'est de l'investissement ! Ce n'est pas du déficit, ce sont des recettes. »

 

Mais apparemment, Jean-Louis Borloo est optimiste : « Ce sera un débat, et puis on fera peut-être un bout du chemin », a-t-il admis, à propos des négociations avec Nicolas Sarkozy. Avant de conclure, finalement, que « la condition à son adhésion personnelle » serait « une plate-forme sociale pour notre pays ». Il a d'ailleurs ajouté qu'il était d'accord sur beaucoup de choses avec Nicolas Sarkozy et salué « son énergie, sa capacité d'écoute ». Se refusant cependant à faire l'éloge de la « rupture », il a salué le bilan du président de la République en matière internationale et estimé que l'on avait commencé à sortir de la fracture sociale « depuis 2002 ».

Source: Le Figaro

Publié dans 2007

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M
On peut espérer que Borloo, qui a été un excellent ministre et a permis au gouvernement de réaliser de belles avancées sur le logement et la lutte contre le chômage, apportera ses idées et ses propositions à Sarkozy et que celui-ci  les prendra à son compte.
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