Allocution à Johannesbourg

Publié le par P.A.

C’est un grand honneur et un grand plaisir pour moi de pouvoir m’adresser à vous aujourd’hui, ici à l’Institut sud-africain des Affaires internationales, dans cette prestigieuse université de Witwatersrand, ce lieu symbolique de votre jeunesse et du dynamisme de votre pays.

1. L’Afrique du Sud nous donne des raisons de croire en l’avenir :

Vous êtes aujourd’hui l’une des puissances régionales émergentes qui concourent au développement économique, mais aussi à la stabilité de la planète.

Cette réussite, vous vous êtes efforcés d’en faire bénéficier tous les Sud-Africains. Je veux saluer en particulier la place que vous avez su faire aux femmes : des femmes de talent comme votre Ministre des affaires étrangères, Mme Nkosazana DLAMINI-ZUMA, des femmes compétentes qui ont conquis la tête des plus grandes entreprises, je pense en particulier à Total qui est présidé ici en Afrique du Sud par une femme ; des femmes engagées dans les grands combats de société comme la lutte contre le sida.

Pour la France, l’affirmation de l’Afrique du Sud, comme celle de l’Inde, du Brésil ou de la Chine est une bonne nouvelle. Le multilatéralisme a besoin de ces pôles pour être plus efficace et plus légitime. Et pour nous, il est important qu’avec votre pays l’Afrique soit présente dans ce nouveau concert.

Votre réussite, c’est aussi d’avoir construit en quelques années une grande démocratie moderne. L’apartheid a divisé votre pays, séparé les hommes et blessé dans sa chair un peuple entier. Grâce au courage et à la persévérance d’hommes comme Nelson MANDELA, qui a été formé dans cette même université, vous avez su tourner dans la paix cette page tragique de l’histoire.

Pourtant, au lendemain des élections de 1994, tout restait à faire : la honte du racisme à effacer, un peuple à réconcilier et le pays à relever. Pour cela, vous avez emprunté le chemin le plus ardu, celui de la vérité et du pardon. Grâce au travail de la Commission « Vérité et réconciliation » présidée par l’archevêque Desmond TUTU, vous avez posé les fondements de l’avenir.

Dix ans après, il reste des obstacles à surmonter. Car l’unité d’une nation et la volonté de vivre ensemble sont des combats quotidiens, qui demandent de la détermination, du courage, de l’exigence. A l’heure où l’incompréhension entre les cultures, le risque du communautarisme et du repli sur soi se font de plus en plus forts à travers le monde, votre volonté est un exemple pour nous tous.

Avec une économie qui produit le quart des richesses du continent, l’Afrique du Sud est le symbole de la renaissance africaine. Votre dynamisme est un modèle pour tout le continent, un continent qui change et qui avance. Je sais votre engagement pour qu’il suive lui aussi la voie du développement, de la démocratie et de la paix. La France et l’Europe veulent travailler avec vous dans un partenariat privilégié qui doit être une chance pour l’Afrique toute entière.

2. Tous ensemble, nous avons rendez-vous avec l’Afrique.

Le risque aujourd’hui, c’est que ce rendez-vous soit un rendez-vous manqué.

Le risque, c’est que l’Afrique subisse les évolutions les plus brutales de la mondialisation sans en tirer les bénéfices. Si elle ne parvient pas à mieux défendre ses intérêts, elle pourrait voir sa richesse en matières premières se retourner contre elle. Chacun sait aujourd’hui le danger que représente l’exploitation illégale des ressources par des réseaux mafieux. Si elle ne parvient pas à mieux développer ses entreprises et son industrie, elle continuera à subir les variations des cours des matières premières et la politique commerciale agressive pratiquée par d’autres.

Le risque, c’est enfin celui que la mondialisation fait peser sur l’environnement. L’Afrique est aujourd’hui la région du monde qui émet le moins de pollutions, c’est elle qui subira de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Au-delà des graves problèmes de sécheresse, soixante-dix millions d’Africains devront à terme quitter les zones côtières du fait de la montée du niveau de la mer.

3. Cette situation, personne ne peut l’accepter.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la place qui est faite aujourd’hui à l’Afrique dans la mondialisation. Nous ne pouvons pas accepter qu’elle soit le continent négligé, ou encore qu’elle devienne la « mine » du monde. Nous ne pouvons pas non plus rester les bras croisés face aux crises et à la violence qui menacent la stabilité du continent.

Car ce qui se joue aujourd’hui en Afrique, c’est notre avenir à tous. C’est une certaine idée de l’homme, nourrie d’une culture et d’un savoir millénaires. C’est l’équilibre même de la planète, c’est la sauvegarde de l’environnement, c’est le combat contre les grandes épidémies mondiales. C’est notre propre sécurité.

Nous le voyons avec la montée du fondamentalisme islamique dans certaines régions. Nous le voyons avec les groupes terroristes qui s’implantent dans la bande sahélienne et la corne de l’Afrique. Nous le voyons avec les crises qui se propagent rapidement d’un pays à l’autre, je pense en particulier au Soudan, au Tchad et à la République Centrafricaine.

4. Pour maîtriser son destin, l’Afrique doit d’abord pouvoir assurer sa stabilité et sa sécurité.

Ma conviction, c’est que seuls les Etats africains eux-mêmes pourront le faire.

Ils doivent bien entendu pouvoir compter sur l’engagement de la communauté internationale. Je sais que c’est une conviction que partage le président Mbeki, à qui je veux rendre hommage pour le rôle de médiation qu’il a joué, notamment au Burundi, aux Comores et en République démocratique du Congo, où le processus électoral vient enfin d’aboutir avec la tenue des élections présidentielles.

Mais la priorité aujourd’hui, c’est de renforcer le rôle des organisations régionales. La France soutient les efforts de l’Union Africaine dans toutes ses médiations, de la Côte d’Ivoire au Darfour. Nous pensons également que les organisations sous-régionales comme la CEDEAO, la SADC, la CEMAC et l’IGAD ont vocation à jouer un rôle de premier plan pour la stabilité du continent.

5. L’Afrique doit pouvoir lutter à armes égales dans la mondialisation.

Parce qu’elle fait face à des défis particuliers, elle doit occuper une place spécifique. Nous devons mettre en place de nouveaux outils qui nous permettront d’avancer vers une mondialisation plus juste et plus équilibrée. C’est l’intérêt général de la planète.

C’est vrai d’abord dans le domaine économique. L’Afrique doit mieux participer à la gouvernance économique du monde.

La priorité, c’est qu’elle prenne toute sa place dans le commerce international. Aujourd’hui nous le voyons bien, le libre-échange seul ne peut pas être une solution, car les chances ne sont pas égales pour tous. On ne peut pas traiter de la même manière des pays qui s’appuient sur plusieurs secteurs et d’autres qui, comme nombre de pays africains, dépendent en grande partie du cacao, du zinc ou du coton. Tout cela doit nous conduire à penser autrement l’organisation des échanges sur la base d’un principe : des règles justes, applicables, respectées par tous. L’Organisation mondiale du commerce doit aller plus loin dans la mise en place d’incitations, de sauvegardes et de protections spécifiques pour le continent africain.

L’Afrique doit également peser davantage dans les institutions financières internationales. Les distributions « d’actions gratuites » pour les pays à bas revenu décidées en septembre dernier lors des Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale sont un premier pas. La France poursuivra ses efforts en ce sens.

Pour plus d’efficacité nous avons besoin d’une vision d’ensemble. J’ai proposé il y a deux semaines la création d’un conseil économique mondial. Il serait chargé de construire cette nouvelle approche et de donner des orientations claires à l’Organisation Mondiale du Commerce, au FMI, à la Banque mondiale, ainsi qu’aux institutions économiques et sociales des Nations Unies. Ce conseil, qui se tiendrait au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, devra faire toute sa place aux aspirations et aux défis de l’Afrique.

En deuxième lieu, l’Afrique doit avoir les moyens de protéger ses richesses et son patrimoine exceptionnels. Car l’Afrique, en particulier par sa biodiversité, représente pour nous tous une source inestimable de biens publics mondiaux.

Là encore, nous avons besoin d’outils de gouvernance qui soient à la hauteur des enjeux. La création, comme l’a proposé le Président Jacques CHIRAC, d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement constitue aujourd’hui une priorité.

L’Afrique du Sud est, aux côtés de la France, à la pointe du combat contre le réchauffement de la planète. Nous partageons sur ce sujet une même exigence : je sais que vous avez engagé une politique de diversification et de promotion des énergies propres et renouvelables. Le gouvernement français a pris des mesures dans ce sens. J’ai par ailleurs proposé la mise en place, au niveau européen, d’une taxe CO2 sur les produits importés de pays qui ne respectent pas le Protocole de Tokyo. Conjuguons nos efforts afin de mettre en œuvre la feuille de route fixée ici même à Johannesburg en 2003.

6. Face à ces défis, la France et l’Europe ont une responsabilité particulière.

Comme d’autres pays d’Europe, la France et l’Afrique entretiennent des liens anciens, des liens profonds travaillés par l’histoire et par les épreuves traversées ensemble.

Ces épreuves, nous devons être capables de les regarder en face, avec lucidité. Rien ne doit être tu, rien ne doit être oublié des souffrances de l’esclavage. Rien ne doit être tu non plus des conséquences de la colonisation qui a laissé, je le sais, des plaies profondes.

Mais ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous éloigne. Ce qui nous rapproche, ce sont les peuples, qui se connaissent et dialoguent. C’est bien parce que nous avons su, tout au long des dernières décennies, nous parler avec franchise et amitié, que nous avons pu surmonter toutes les difficultés.

Aujourd’hui, ce qui décrit le mieux la relation que la France veut construire avec le continent africain, c’est la fidélité et le respect. La France croit dans l’avenir de l’Afrique, une Afrique dont elle comprend mieux les changements et les aspirations.

Depuis plusieurs années, la France fait le choix d’être aux côtés des Africains dans les crises les plus graves. C’est pour cela qu’elle déploie aujourd’hui plus de 10 000 hommes sur le continent au service de la stabilité régionale et de la sécurité internationale.

Cet engagement se fait en accord avec la communauté internationale et les pays concernés. Il se fait de plus en plus souvent dans un cadre européen, comme cela a été le cas en République démocratique du Congo, avec l’appui apporté par l’opération Artemis pour stabiliser la province de l’Ituri et par l’EUFOR pour garantir le bon déroulement des récentes élections présidentielles. Il se double d’un engagement en faveur du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix, notamment avec le Programme RECAMP de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix.

Je veux le dire très clairement aujourd’hui devant vous : face aux crises, la France ne choisit pas un camp, elle choisit la paix. Elle ne défend pas des régimes, elle défend des valeurs : le respect des droits de l’homme et la protection des populations civiles, la souveraineté des Etats, l’intégrité de leurs territoires, la défense du droit et de la justice internationales.

Face à la crise ivoirienne, la France a agi en conscience. Elle a pris ses responsabilités en déployant depuis quatre ans près de 4000 hommes. Elle l’a fait en vertu d’un mandat des Nations Unies et aux côtés de l’Union Africaine. Pour beaucoup d’Africains, elle a contribué à éviter la guerre civile.

Aujourd’hui, la situation reste fragile et le peuple ivoirien peut avoir le sentiment que rien n’avance. Il faut que la communauté internationale se mobilise sur les deux objectifs : le désarmement et la tenue d’élections libres et régulières. La résolution 1721 a fixé le cadre de ce processus et de la transition en cours. Chacun doit désormais prendre ses responsabilités.

La France a besoin de la République sud-africaine pour faire prévaloir la raison et le droit. L’accession de l’Afrique du sud au conseil de sécurité l’an prochain nous permettra d’agir ensemble en ce sens. Il en va de notre responsabilité commune.

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7. Au-delà des questions de sécurité, la France veut bâtir avec l’Afrique un nouveau partenariat stratégique.

Elle veut construire une relation d’égal à égal. Je sais que cette préoccupation est aussi la vôtre vis-à-vis des autres pays d’Afrique.

Tout d’abord, notre pays veut dialoguer avec toute l’Afrique, dans toute sa diversité. Avec les pays francophones bien sûr, avec lesquels nous avons tissé des liens anciens et profonds. Mais, comme en témoignera en février prochain le sommet Afrique-France, notre engagement s’adresse à tous les pays africains. C’est pour cela que nous avons, en juin dernier, élargi le champ d’action de l’Agence française de développement à l’ensemble du continent africain, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. C’est encore pour renforcer la voix de l’ensemble du continent que la France s’engage en faveur d’un élargissement du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui devra se faire aussi au profit des pays africains.

Ce que nous voulons construire, c’est un partenariat respectueux des intérêts de chacun.

Prenons la question des migrations. D’ici 2050 la population de l’Afrique doublera, tandis que celle de l’Europe diminuera de dix pour cent. Chacun comprend le défi que cela représente, pour l’Afrique elle-même et pour l’Europe, un défi que nous relèverons en maîtrisant davantage les flux migratoires.

Nous n’y parviendrons pas par la seule contrainte. Bien sûr, il faut que les frontières fassent l’objet d’une surveillance stricte. Mais tant que des hommes et des femmes seront prêts à risquer leur vie pour venir travailler clandestinement, il n’y aura pas de solution de long terme.

La solution, c’est un véritable partenariat entre pays d’origine, pays de transit et pays d’accueil, dans lequel chacun puisse faire valoir ses intérêts. L’intérêt de la France, c’est de combattre l’immigration clandestine mais aussi de mieux intégrer les étrangers en situation régulière. L’intérêt des pays de transit c’est de mieux contrôler les routes et les trafics clandestins. L’intérêt des pays d’origine, c’est de permettre à leurs habitants de contribuer au développement économique du pays et de s’y épanouir. A terme cela suppose que nous réfléchissions ensemble à la manière de faciliter la circulation des talents et des compétences entre l’Afrique et l’Europe.

Nous devrons être particulièrement vigilants sur la question des élites, qui doivent pouvoir mettre leur expertise et leur savoir au service de leurs pays. Bien sûr, l’Europe doit rester ouverte aux étudiants venus d’Afrique. Mais nous pouvons aussi, à travers nos entreprises et notre réseau éducatif, appuyer les efforts des états africains en matière de formation.

Le partenariat que nous voulons proposer à l’Afrique, c’est aussi un partenariat qui repose sur une politique de développement efficace.

Soyons lucides : en matière d’aide au développement il est temps de changer d’échelle. Nous savons qu’il faudra doubler le montant des aides à l’Afrique d’ici à 2050. En portant l’aide au développement à 0,7% du PIB d’ici 2012, la France entend prendre toute sa part à cet effort.

Notre politique de développement sera efficace si nous nous fixons trois exigences :

Première exigence : des objectifs clairs. C’est pour cela que la France veut fixer, avec les pays destinataires, des objectifs précis dans les domaines prioritaires, la santé, l’éducation, pour une action inscrite dans la durée.

Deuxième exigence : le dialogue et la concertation avec les pays destinataires. La clé du développement est entre les mains des Africains eux-mêmes. Nous serons d’autant plus efficaces que nous serons capables d’adapter nos solutions aux situations locales, en nous inspirant de ce qui marche et en améliorant ce qui ne fonctionne pas. C’est ce que faisons ici : je pense à la réussite du programme que je visiterai tout à l’heure à Soweto, pour aider les collectivités locales à améliorer l’accès à l’eau. Je pense aussi à notre coopération pour permettre aux banques privées de financer les initiatives économiques des plus pauvres, leur accès au logement à la santé et à l’éducation.

Troisième exigence : associer davantage le secteur privé à notre politique de coopération. Nous savons que l’effort des Etats seuls ne suffira pas et qu’il nous faut, dès maintenant, mettre en place de nouvelles sources de financement. C’est ce que nous avons fait pour augmenter les moyens de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en lançant, sous l’impulsion du Président Jacques CHIRAC, une taxe sur les billets d’avion. Nous avons également obtenu que les fonds aillent en priorité à l’Afrique : en 2007, 165 millions d’euros du Fonds mondial devraient aller à l’Afrique subsaharienne. La France est à l’origine d’UNITAID qui permettra par exemple en Afrique du Sud, en appui au nouveau plan national, que des centaines d’enfants accèdent au traitement.

*

8. Pour bâtir ce nouveau partenariat, l’Europe est le meilleur allié de l’Afrique :

Elle y est aujourd’hui le premier pourvoyeur d’aide ; c’est elle qui dispose de la plus longue expérience de coopération en Afrique ; c’est elle qui s’engage le plus pour la stabilité du continent. Mais elle doit aujourd’hui aller plus loin en s’appuyant sur le processus d’intégration régionale africain. La France jouera tout son rôle pour la faire avancer dans ce sens.

Dans le domaine de la paix et de la sécurité, qui sont le préalable au développement, l’Europe a mis en place une facilité européenne pour la paix, qui lui permet notamment d’être le premier contributeur pour le financement d’AMIS au Darfour.

Dans le domaine de l’aide au développement, l’Europe consacrera, d’ici 2015, plus de 50% des ressources nouvelles à l’Afrique. Pour que notre nouveau partenariat réussisse, nous devrons mettre le dialogue avec les pays du Sud sur le même plan que les politiques internes de l’Union. Je souhaite également que soit étudiée la création d’un mécanisme financier européen pour le co-développement. Il nous permettrait de mieux mutualiser et coordonner les capacités européennes et africaines.

Dans le domaine commercial, enfin, la France souhaite que les nouveaux accords de partenariat économique entre l’Europe et l’Afrique servent bien les intérêts des Africains en permettant certes le rapprochement avec les règles de l’OMC, mais surtout en prenant en compte les spécificités des pays concernés et en leur donnant la possibilité de s’y préparer.

Mesdames, Messieurs,

J’ai parlé des liens qui unissaient la France à l’Afrique. Mais au-delà des liens du passé ce sont les liens de l’avenir qui doivent nous guider. Car la France ne se satisfait pas du monde tel qu’il est. Elle ne se satisfait pas de la précarité et des nouvelles inégalités que la course à la compétitivité risque d’entraîner. Elle n’accepte pas la destruction de l’environnement. Elle refuse l’uniformisation et le nivellement qui gomment les identités et les repères.

Ici à Johannesburg, vous nous montrez qu’il n’y a pas de fatalité et que la volonté, le courage et l’ambition peuvent changer en quelques années le visage d’un pays. L’Afrique n’est pas un continent comme les autres. Elle est la terre d’origine de toutes les civilisations. Elle nous enseigne la fraternité, l’ouverture à l’autre, le respect des identités et de la nature. Nous avons besoin de l’Afrique, une Afrique qui retrouve la maîtrise de son destin et qui affirme sa voix sur la scène internationale.

Ensemble construisons un monde qui permette à chaque pays de s’ouvrir tout en restant lui-même, un monde où il n’y ait pas d’un côté les gagnants et de l’autre les perdants, un monde qui pense aux générations à venir, un monde d’égalité et de stabilité.

Je vous remercie.

Dominique de Villepin

Publié dans 2007

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