De l'art de débattre

Publié le par P.A.

On le voit au PS et actuellement à l'UMP, il régne une frénésie de débat au sein de la classe politique française. Malheureusement cet exercice relève plus souvent d'un plan média que d'une réalité constructive, on l'a bien vu au PS où le débat n'en avait que le nom, regroupant des monologues longs et sans consistance,  trés éloigné des préoccupations et attentes légitimes des français. On ne peut qu'espérer qu'il n'en sera pas de même avec les trois débats organisés à l'UMP. C'est pourtant bien à craindre tant tout semble écrit, MAM venant  juste un peu pimenter le scénario et servir d'alibi démocratique pour "faire comme" le PS. On copie ce qui fonctionne et ce qui apporte un plus à la vie politique, copier le superflu est inutile. Il serait pourtant bien souhaitable de voir jaillir des idées nouvelles et utiles de cet exercice  nécessaire quand il est effectué correctement, quand il permet aux idées de se confronter, quand il permet de tirer le meilleur pour les français et non pas simplement de faire parler et d'attirer une attention qui se détournera vite face au vide. Les français ont envie qu'on s'occupe réellement d'eux.

Dominique de Villepin a choisi lui une forme de débat plus original et sans doute plus efficace: le dialogue avec les français. On l'a vu hier soir sur Canal Plus ou à l'occasion de ses multiples déplacements en France, il va prendre le pouls des français, il va au plus près des gens. Parallèlement à çà, l'action ne faiblit pas. C'est sur ce rythme diagnostique-action-résultat que se déroule cet fin de mandat. On reste éloigné des simples considérations médiatiques artificielles, si on parle de lui c'est avant tout pour son travail, pour des choses réelles et non pas pour des hypothétiques actions. Petit à petit l'opinion semble le suivre, le lien de confiance distendu après le CPE se reconstruit. Nicolas Domenach dans sa chronique sur I-Télé disait: "Cet homme-là est habité par une drôle de maladie. Il a une confiance hallucinante en lui. Il croit dans son destin". Les faits semblent progressivement donner raison à cette confiance, car, oui, nous croyons aussi dans son destin. Bien qu'il n'en fasse pas son fonds de commerce comme beaucoup, il incarne plus que quiconque une nouvelle façon de faire de la politique. Une manière de faire où la redemption existe, où l'on est pas sûr d'incarner la seule vérité, et surtout où l'image ne prend pas le dessus sur tout.

P.A.

Publié dans 2007

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