Dominique de Villepin reprend l'initiative en matière industrielle

Publié le par P.A.

LE PREMIER ministre reprend l'initiative sur le terrain économique. Sa conférence de presse mensuelle - demain - sera largement consacrée aux thèmes de l'industrie et de la compétitivité. Elle se tiendra symboliquement chez un sous-traitant automobile à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Invité hier par les entrepreneurs de l'association Croissance Plus, Dominique de Villepin en a profité pour défricher le terrain. Sur fond de déception attendue lors de la publication jeudi matin du taux de chômage en octobre. « La pause dans la croissance au troisième trimestre se répercutera sans doute sur les chiffres de l'emploi », a averti hier le premier ministre. « Nous ne disposons d'aucun élément chiffré à ce stade ; simplement, il serait irréaliste de croire que le récent tassement de l'activité n'aura pas, à un moment ou un autre, un impact sur les embauches », confie-t-on au ministère du Travail et à Matignon.
 

Ce ralentissement économique est largement dû aux difficultés de l'industrie et - particulièrement - du secteur automobile. Dominique de Villepin a confirmé son intention de s'attaquer aux délais de paiement. « La trésorerie des PME ne doit pas être fragilisée par des délais de paiement trop longs », a-t-il insisté. Matignon prépare des « mesures complémentaires, notamment dans l'industrie automobile », qui devraient être annoncées demain. Les derniers arbitrages seront rendus aujourd'hui. Rien ne dit que le premier ministre retiendra l'idée, défendue par certains de ses ministres, d'imposer par la loi un plafonnement des délais de paiement dans l'industrie automobile. Mais les autres options, telles que l'instauration de codes de bonnes conduites, ont prouvé leurs limites.

 

Le premier ministre a par ailleurs confirmé la mobilisation des établissements financiers aux côtés des PME. Conformément aux souhaits du président de la République, les banques intégreront, dans leur rapport annuel publié au premier trimestre 2007, des données précises sur les encours des prêts qu'elles accordent aux petites entreprises. Il a aussi révélé que les compagnies d'assurance avaient investi au premier semestre 5,8 milliards d'euros dans les sociétés non cotées. Elles en avaient promis 6.

Source: Le Figaro

Publié dans 2007

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