Parrainages : Villepin dit non à Le Pen

Publié le par P.A.

Interpellé hier par le président du FN, le premier ministre refuse de rétablir l'anonymat des 500 signataires.

 
LES NOMS de cinq cents signataires rassemblés par chaque candidat à l'élection présidentielle seront bien rendus publics. Malgré la demande insistante de Jean-Marie Le Pen, qui vient de lui écrire en ce sens, le premier ministre ne demandera pas au Parlement de rétablir l'anonymat des parrainages. Dominique de Villepin a affirmé hier, devant le congrès de l'Association des maires de France, « ne pas voir de raison, à quelques mois des échéances, de modifier les règles du jeu ». Selon le premier ministre, « cela conduira chacun à prendre ses responsabilités et reflétera, comme à chaque élection présidentielle, l'attention portée aux parrainages ».
 Tel n'est pas l'avis de Jean-Marie Le Pen, pour qui la publication des noms des parrains par le Conseil constitutionnel entraîne « un véritable chantage politique, voire parfois des menaces physiques sur les maires signataires ». Le président du Front national a reconnu hier qu'il lui manquait « trop » de parrainages et il a de nouveau demandé aux maires « d'avoir le courage d'assumer la responsabilité que leur a confiée la loi ».
 L'appel, relayé par Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, qui se sont rendus hier au congrès de l'Association des maires de France, ne semble pas avoir convaincu les ­intéressés. Michèle Celarier-Descoeur, maire de Salers, petit village pittoresque du Cantal, se montre catégorique : « Si on parraine quelqu'un pour la présidentielle, c'est qu'on va voter pour lui. » Un édile ne peut donc pas accorder sa signature à Jean-Marie Le Pen sans courir le risque d'être perçu comme son sympathisant.
 
Source: Le Figaro

Publié dans 2007

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