Les chiraquiens font face à Sarkozy

Publié le par P.A.

Plusieurs proches du chef de l’Etat font assaut de critiques contre le ministre de l’Intérieur.

 
Goulard milite pour d’autres candidatures à droite.
 
Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et proche de Dominique de Villepin souhaite que des personnalités de droite autres que Nicolas Sarkozy «se préparent, le cas échéant, à être candidates" à la présidentielle en 2007. «Nous sommes en novembre. Ceux qui peuvent dire que tout est écrit d'avance ont tort. Et dans ces conditions, je souhaite qu'il y ait des personnalités ayant la stature qui se préparent, le cas échéant, à être candidates», a expliqué le ministre sur Canal+ mercredi. Selon lui, «la manière dont est organisée la désignation du candidat que l'UMP va soutenir fait que, s'il y a d'autres candidatures, elles seront extérieures» au parti.
 
Le ministre délégué va plus loin : «les militants UMP ont été recrutés, et «leur candidat, c'est Nicolas Sarkozy», assure-t-il.
 
Et Goulard de reprendre les propos de Dominique de Villepin : «Le pays n'est pas prêt à accepter une thérapie de choc. La réforme se gère dans la durée avec beaucoup de pédagogie». Avant d’admettre ne pas avoir «des relations excellentes» avec le ministre de l'Intérieur.
 
Raffarin refuse la direction de l’UMP.
 
L’ancien premier ministre assure mercredi dans La République du Centre-Ouest que Nicolas Sarkozy lui a «proposé d'être candidat à sa succession à l'UMP». «Je ne suis pas demandeur, j'ai déjà beaucoup donné... mais je comprends bien qu'il soit nécessaire dans une campagne électorale - et pour la suite d'ailleurs - d'afficher la diversité de l'UMP. Je pense que c'est dans cet esprit que Nicolas Sarkozy réfléchit», précise-t-il.
 
«Je pense que le candidat devra aller au-delà de l'UMP dans sa campagne. C'est à lui d'organiser la complémentarité entre son message personnel et le message de la famille politique», ajoute Jean-Pierre Raffarin. Une critique envers le président de l’UMP ? «Je ne suis absolument pas en contradiction avec Nicolas Sarkozy», répond l’ancien premier ministre. «Je suis en complémentarité ».
 
Raffarin pose un regard critique sur le projet de l’UMP, sur lequel il a «deux réserves» : «J'ai trouvé le diagnostic de la société française trop sombre», estime-t-il. Pour lui, «il faut renforcer la part réservée à notre pensée politique, celle de l'humanisme, pour donner davantage de sens à l'action».
 
Alliot-Marie égratigne Sarkozy sur les juges.
 
Lors d’une visite à Montluçon, dans l’Allier, mardi, la ministre de la Défense a estimé qu’il n’y avait pas, «en matière de sécurité d'un côté les forces de l'ordre et de l'autre la Justice. Les unes et les autres participent à une chaîne de la sécurité, qui va de la prévention à la sanction». Une allusion aux attaques de Nicolas Sarkozy contre les juges, qu’il a accusé parfois de laxisme. «Certains magistrats sont critiqués pour leur action ou leur inaction supposée. Dans leur immense majorité, les juges font leur travail et ils le font bien», a insisté Michèle Alliot-Marie, appelant à ce que le budget de la Justice «soit traité au regard de celui des forces de police et de gendarmerie, et en rapport avec lui».
 
source: Le figaro

Publié dans 2007

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