Rassemblement des acteurs de la sécurité autour de Dominique de Villepin

Publié le par P.A.

Le Premier ministre l’a affirmé lors de cette réunion : depuis 2002, la politique de sécurité du Gouvernement est basée sur les principes de "fermeté" et de "prévention". "Sur la base de ces principes, nous pouvons améliorer encore les choses", a estimé le Premier ministre dans son discours.

Dominique de Villepin a plaidé mardi pour "une police de tranquillité publique" afin de contenir notamment la délinquance des mineurs, un glissement sémantique dans le débat renaissant sur la police de proximité. Il s’agit d’abord, pour le chef du Gouvernement, d’avoir "des forces de sécurité qui répondent davantage aux attentes de la population et créent un lien de confiance avec elles".

Dominique de Villepin demande une "police de tranquillité publique" qui soit "en contact régulier avec la population" sans "jouer le rôle des associations", critiquant la police de proximité mise en place par les socialistes, lors d'une réunion de travail inédite à Paris des préfets, procureurs généraux, procureurs et recteurs sur le thème de "L'Etat, la prévention et la sécurité".

"Elles doivent rester un gage de protection, de défense de l'ordre et de la loi. C'est précisément ce qui avait été oublié à tort dans la police de proximité", a-t-il poursuivi.

"Cette police à la fois plus présente et plus à l'écoute, mais garante du respect du droit et du respect des règles, c'est ce que j'appelle une police de tranquillité publique", a souligné le chef du gouvernement, qui prône le développement de l'îlotage.

Succédant à Dominique de Villepin, qui a quitté la salle sitôt son discours prononcé, Nicolas Sarkozy, dans une intervention improvisée, s'est refusé à "recommencer ce qui a fait faillite".

"Les mêmes causes produiront les mêmes effets. Le rôle de la police, il n'est pas d'entretenir des relations publiques avec les habitants du quartier, il y a des travailleurs sociaux pour ça, il y a des associations pour ça", a lancé le ministre de l'Intérieur.

Expérimentée par le gouvernement de Lionel Jospin, la police de proximité a été démantelée en 2002 par Nicolas Sarkozy.

Le Parti socialiste propose son rétablissement dans son programme électoral et une mission sénatoriale, composée de 28 élus de tous bords, défend sa réactivation dans un rapport sur les quartiers en difficulté rendu public lundi.

"La diminution des moyens consacrés à la médiation sociale, la 'reconquête' des quartiers par de nouvelles méthodes d'intervention, ont éloigné la police de la population", note le rapport.

"Un rééquilibrage paraît donc indispensable, de même qu'une relance des partenariats avec tous les acteurs de la prévention", ajoute-t-il.

d'aprés reuters.fr

Publié dans Action gouvernementale

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