J.P. Raffarin soutient D. de Villepin

Publié le par P.A.



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Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin a eu raison de demander une enquête sur les listings Clearstream au général Rondot. C'est ce qu'a assuré l'ancien premier ministre, mercredi 7 octobre, alors qu'il était entendu par le tribunal au neuvième jour du procès. Pour lui, il n'était pas grave que Dominique de Villepin ne l'informe pas des enquêtes en cours.

Alors que celui-ci est jugé pour "complicité de dénonciation calomnieuse", Jean-Pierre Raffarin dit n'avoir été informé de la situation par celui qui était alors son ministre de l'intérieur qu'en juillet 2004. "La grande question éthique n'est pas de solliciter les personnes dont on dépend sur des rumeurs ou des informations incertaines, a dit l'ancien premier ministre de Jacques Chirac. On ne transmet les informations sensibles que si on a une certaine conscience de leur véracité."

Il a de plus déclaré n'avoir pas trouvé anormal que Dominique de Villepin garde le dossier des listings quand il est passé du poste de ministre des affaires étrangères à celui de l'intérieur, en 2004. "Je ne vois pas là une situation aberrante", a-t-il dit.

Jean-Pierre Raffarin a par ailleurs mis en cause les silences de l'ancienne ministre de la Défense.
Michèle Alliot-Marie, a-t-il témoigné, ne l'a en effet "absolument pas" averti qu'elle avait, dès l'automne 2003, confié une mission sur les listings Clearstream à un conseiller spécial du ministère, le général Rondot.
Un point supplémentaire pour Dominique de Villepin, seul membre du gouvernement poursuivi dans cette affaire pour n'avoir pas dénoncé assez vite l'affaire à la justice, alors que d'autres auraient également pu tenter de stopper la calomnie.

Source: Le Monde
et AFP

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