Dominique de Villepin. «L'UMP, c'est ma famille»

Publié le par P.A.

Ses ambitions électorales, la victoire de l'UMP aux européennes, Nicolas Sarkozy... Invité du Salon du livre de Vannes, Dominique de Villepin a aussi accepté de parler de politique.



Les candidats se positionnent pour les régionales de 2010. Comptez-vous vous présenter ? Sous quelle étiquette ?
J'ai un désir d'élection. Je me déciderai en fonction des circonstances et des différentes échéances. L'élection régionale ? Je dis pourquoi pas, mais rien n'est encore arrêté. J'irai à la rencontre des Français. J'aimerais me présenter dans le cadre de ma famille politique, car j'appartiens à l'UMP. Mais tout dépendra des circonstances.

Et l'élection présidentielle de 2012 ? Ça vous arrive d'y penser en vous rasant le matin ?
Toute ma vie a été guidée par une volonté de servir, qui s'exprime différemment selon les circonstances: je l'ai fait dans un cadre administratif, dans un cadre politique et elle peut prendre d'autres formes. Ce qui est certain, c'est que nous sommes dans un monde confronté à de graves épreuves. Ma détermination est entière à participer et à apporter ma contribution, sous une forme que je serai amené à préciser le moment venu. Il serait totalement ridicule d'être plus précis aujourd'hui.

On a accolé à François Bayrou l'étiquette de meilleur opposant de Nicolas Sarkozy. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Moi, je n'ai jamais prétendu ni voulu faire partie de l'opposition. Ce qui paraît important, dans une famille politique, c'est qu'il y ait une capacité de remise en cause et à proposer une alternative. Face aux difficultés, il faut pouvoir discuter du meilleur chemin pour atteindre ses objectifs. Ce n'est pas une position d'alternance mais bien d'alternative dans laquelle je me situe. Tout pouvoir a besoin d'être remis en cause, d'être stimulé, d'être aiguillonné. Il ne faut pas hésiter à dire ce que l'on pense.

Le bon score de l'UMP aux européennes ne vous pousse-t-il pas à mettre de l'eau dans votre vin dans vos critiques ?
Je me méfie beaucoup des victoires qui peuvent être en trompe-l'oeil. Aux européennes, c'est l'abstention qui est sortie victorieuse. Il ne faut pas se tromper: elle marque une inquiétude pour l'avenir et une désaffection vis-à-vis de l'Europe. Je crois que le combat, il est là. Si mon parti politique s'en est mieux tiré que les autres, tant mieux.

Si vous avez intitulé votre livre «La Cité des Hommes», et non «Les hommes de la cité», c'est parce que ça aurait fait trop sarkozyste ?
Le défi aujourd'hui, c'est de construire un monde dans lequel les hommes pourraient être le centre de la vie. Il faut bâtir une forme humaine, une gouvernance, des principes, et c'est ça que j'ai voulu traiter dans mon livre. Sachant que le citoyen est le centre de la cité, c'est lui qui a vocation à faire les choix.


Source: Le télégramme | Laurent Guenneugues et Emmanuel Nen

Publié dans Interview

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