Affaire Clearstream : l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin traduit en justice

Publié le par P.A.

L'ex-Premier ministre français Dominique de Villepin va être traduit en justice, les magistrats le soupçonnant d'avoir participé dans le cadre de l'affaire Clearstream à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.

Une ordonnance rédigée par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, qui ont instruit le dossier pendant quatre ans, a été signée mardi soir prévoyant le renvoi de M. de Villepin devant le tribunal correctionnel pour notamment "complicité de dénonciation calomnieuse", a-t-on précisé de mêmes sources.

La justice soupçonne M. de Villepin d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser M. Sarkozy avec lequel il était en compétition dans la course à la présidentielle de 2007 en l'accusant avec d'autres personnalités de détenir des comptes occultes à la chambre de compensation Clearstream.

Dans ce but, de faux listings bancaires avaient été adressés de manière anonyme à la justice entre mai et octobre 2004.

M. de Villepin a réagi mardi soir en considérant que "rien ne justifie" qu'il soit déféré en justice.

"Rien ne justifie cette décision de renvoi" devant les juges, écrit l'ancien chef du gouvernement, dans un communiqué adressé à l'AFP.

"Tout au long de l'instruction, la vérité des faits et du droit a été détournée au profit d'une seule partie civile qui est en même temps aujourd'hui président de la République", dénonce M. de Villepin.

"Je refuse toute instrumentalisation. Mon seul combat sera celui de la défense des principes pour la vérité et l'indépendance de la Justice", conclut-il.

L'ex-Premier ministre avait été inculpé le 27 juillet 2007 de "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel de vol et recel d'abus de confiance".

MM. de Villepin et Sarkozy ont été ensemble au gouvernement, sous la présidence de Jacques Chirac (droite).

L'ordonnance doit être adressée mercredi aux cinq personnes inculpées et à la trentaine de parties civiles dans cette affaire, dont l'actuel président Nicolas Sarkozy.

Source: AFP

Publié dans Clearstream

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