D. de Villepin regrette une UMP «cornérisée»

Publié le par P.A.

  • «Notre vie politique n'a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis», estime Dominique de Villepin. Crédits photo : Soriano/Le Figaro
    «Notre vie politique n'a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis», estime Dominique de Villepin. Crédits photo : Soriano/Le Figaro

    Jugeant l'UMP et le PS trop isolés, l'ancien premier ministre estime qu'il y a l'espace pour un «mouvement de réconciliation» qui transcende les clivages actuels.

    Même quand on évoque la victoire de Barack Obama, la scène politique nationale n'est jamais très loin. Commentant jeudi sur Europe 1 la victoire du candidat démocrate, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin a appelé à «inventer un grand mouvement de réconciliation» en France. Il en a profité pour déplorer les faiblesses qui caractérisent selon lui l'UMP et le PS. «Si l'UMP n'est pas capable de se renouveler et nous voyons bien aujourd'hui à quel point ce mouvement est cornérisé* si le PS s'enferme dans les divisions de personnes, il y aura un espace», a déclaré sur Europe 1, l'ancien locataire de Matignon.

    «Notre vie politique n'a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis: nous avons d'un côté un parti de mouvement et de rupture, de l'autre côté un parti de contestation, il reste à inventer un grand mouvement de réconciliation. Mais force est de constater qu'en France, personne ne revendique aujourd'hui cette stratégie», a-t-il affirmé. «Je pense que sur les débris de partis politiques exsangues en France, il y a demain une grande stratégie à bâtir», a-t-il insisté. La réconciliation doit «être le thème de la politique française, il y a trop de meurtrissures dans notre pays, trop de gens laissés de côté et pas suffisamment d'enthousiasme collectif».

    Enfin, selon l'ancien premier ministre, la différence entre Nicolas Sarkozy et le président américain élu Barack Obama, c'est que le premier prône «la rupture» là où le deuxième incarne «la réconciliation». Évoquant des personnalités au PS qui, après le congrès de Reims, vont «se retrouver sur le bord du chemin, qui ne seront pas choisies, qui seront désœuvrées, un peu esseulées», Villepin estime «qu'il y a beaucoup d'énergies à utiliser, beaucoup d'énergies à valoriser».

    * Interrogé par le figaro.fr, le service de presse du Petit Robert évoque la possibilité que ce terme soit un néologisme emprunté au vocabulaire sportif qui pourrait signifier ‘isolé', ‘relégué dans un coin'.

    Source: Le Figaro

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