Le Qatar a officiellement lancé mercredi le « Centre de Doha pour la liberté de l'information » (DCMF), une
institution parrainée par l’épouse de l’Emir, cheikha Moza Bent Nasser al-Missned, et qui entend "défendre et accueillir des journalistes venant des quatre coins du monde, et non pas uniquement
des journalistes de la région". A sa tête un Français, l’ancien directeur de « Reporters sans frontières »
Le conseil d’administration de ce Centre compte plusieurs personnalités étrangères dont l’ancien Premier
ministre français Dominique de Villepin (photo), le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, l'homme de lettres brésilien Paolo Coelho, l'ancien ministre portugais José
Luis Arnaut et le journaliste américain Ethan Bronner, chef du bureau du New York Times à Jérusalem.
Le centre est "une initiative de grande ambition" et il "va défendre tous ceux qui ont mission de servir
l'information", a déclaré M. de Villepin lors de la conférence de presse, citant parmi ses missions l'établissement d'"un dialogue entre les journalistes du Nord et ceux du
Sud".
Dans une déclaration publiée mercredi par le quotidien qatari Al-Charq, Robert Ménard a annoncé que le centre
allait mener une mission en Arabie saoudite "pour discuter de la possibilité d'amender la législation sur la presse" dans cette monarchie ultraconservatrice.
Le Qatar se veut le champion de la liberté de la presse dans le Monde arabe. Symbole, la chaîne de télévision
Al Jazeera qu’il finance et dont les programmes sont peu appréciés par les dirigeants des pays du Golfe.
On notera cependant que si journaux, TV et radio de l’Emirat peuvent librement critiquer les dirigeants
arabes, ils sont invités à se faire plus discret sur les questions intérieures au Qatar.
Source: http://insidethegulf.com
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