2012: Dominique de Villepin se dit déterminé

Publié le par P.A.

Dominique de Villepin s'est exprimé devant quelque 600 étudiants dans le grand amphithéâtre de l'université, pour sa première sortie depuis sa relaxe en appel dans le procès Clearstream le 14 septembre. "Mon engagement a participer aux présidentielles est total", a lancé le fondateur du parti République solidaire qui était interrogé par des étudiants sur ses intentions pour 2012. Une rumeur avait récemment circulé laissant entendre que l'ex-premier ministre allait abandonner la vie politique, ce qu'il avait aussitôt démenti.

"Vous n'imaginez pas un gaulliste couler des jours heureux en voyant la situation de la France", a-t-il expliqué. "La France a de formidables atouts mais elle traîne un boulet : 1600 milliards de dettes", a-t-il rappelé. Mais, a-t-il ajouté, je n'apporterai de réponse à cette question qu'au début de l'année. "Le temps de la présidentielle est un temps très court. Elle débutera en février. Avant, c'est de l'usure. Qui se souvient du premier tour des primaires ? c'est une antiquité une semaine après", a-t-il fait valoir.

 

"Je veux rassembler les Français"

 

"Les deux prochains mois seront très importants car se seront deux mois de quasi silence politique. François Hollande se fera discret et le président de la République a dit qu'il n'annoncera pas sa candidature avant le début de l'année, vraisemblablement pas avant février", a-t-il estimé. "Je suis convaincu que ce joue dans cette élection le destin de la France pour une longue période. Ce que je souhaite, c'est que la France se réveille", a-t-il lancé en se posant en rassembleur. "J'ai une vocation, c'est d'être un rassembleur. Je veux rassembler les Français, c'est ce qui m'intéresse. Et, même à peu nombreux, il est nécessaire de faire vivre le rassemblement national", a-t-il expliqué en citant l'exemple du général de Gaulle à Londres.

Depuis le lancement de son parti République solidaire, Dominique de Villepin a connu une hémorragie parmi les parlementaires qui le soutenaient. "Soit nous sommes capables d'avoir un gouvernement d'union nationale, soit notre pays ira de déconvenues en déconvenues, et cela implique que l'on fasse les uns et les autres un petit effort", a-t-il dit. "En 2012, c'est le candidat qui sera susceptible de plus rassembler les Français qui méritera de gagner. Et de ce point de vue, les jeux ne sont pas faits", a-t-il ajouté.

 

Source: AFP

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