Clearstream: Villepin dénonce partis pris et procès d'intention

Publié le par P.A.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a dénoncé samedi "partis pris" et "procès d'intention" en contestant les conclusions d'un rapport de synthèse de la Police judiciaire sur l'affaire Clearstream, dans laquelle il est mis en examen, dans un communiqué à l'AFP.

M. de Villepin s'en prend notamment à la conclusion des policiers, dans ce rapport remis aux juges jeudi, selon laquelle il a cherché dans cette affaire à empêcher Nicolas Sarkozy d'accéder à la présidence de l'UMP.

Il estime qu'il y a de "l'incohérence" à l'accuser d'une telle intention, "alors qu'on n'a cessé de (lui) reprocher de (se) désintéresser des affaires de l'UMP comme de toutes questions partisanes".

"Les éléments rassemblés à la clôture de l'instruction font ressortir clairement que les accusations portées contre moi ne reposent que sur des partis pris et des procès d'intention", affirme l'ex-chef du gouvernement.

Selon lui, "le rapport final des enquêteurs brille essentiellement par les questions qu'il n'aborde pas, affirmant sans preuves et avouant sa faiblesse, en laissant de côté tous les éléments qui ne démontrent que trop qu'à aucun moment je n'ai participé à une entreprise de dénonciation calomnieuse. Ce qui sera aisément démontré dans les prochaines semaines et éventuellement lors du procès".

"Seul le procès permettrait de répondre aux deux questions essentielles: Qui a commencé à falsifier les listings en 2003 et dans quel but, alors même que je n'ai été saisi de ce dossier qu'en janvier 2004 ? Qui a pu faire pression dans ce dossier pour imposer un préjugé aussi contraire à la vérité ?", ajoute-t-il.

"Nicolas Sarkozy a été élu à la présidence de l'UMP sans opposition des chiraquiens, mais avec une seule exigence de principe: choisir entre la participation gouvernementale et la direction du Parti", explique M. de Villepin, en réfutant la conclusion des policiers.

Et M. Sarkozy "n'a été candidat officiellement qu'en septembre 2004, quelques semaines après la démission d'Alain Juppé au mois de juillet, c'est-à-dire en total décalage avec l'affaire Clearstream, la falsification ayant été engagée en 2003, et moi-même ayant été saisi en janvier 2004", fait-il encore valoir.

Le rapport de la PJ conclut à la légitimité des mises en examen et fait état de charges suffisantes pour renvoyer les personnes visées devant le tribunal correctionnel, selon une source proche du dossier.

M. de Villepin a été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

Au coeur de l'affaire: des courriers et listings bancaires adressés anonymement en mai et juin 2004 au juge Renaud van Ruymbeke, chargé de l'instruction sur des pots-de-vin liés à la vente de frégates à Taiwan en 1991.

Un corbeau y accuse des personnalités, dont Nicolas Sarkozy d'avoir détenu des comptes occultes à la chambre de compensation financière luxembourgeoise Clearstream par lesquels auraient transité les commissions indues du marché des frégates.

Source: AFP

 

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