Dominique de Villepin déplore le brouhaha médiatique sur la Société générale

Publié le par P.A.

L'emballement médiatique à propos de l'affaire de la Société générale confine à l'hystérie et ne contribue pas à éclairer les citoyens, estime Dominique de Villepin.

L'ancien Premier ministre, qui était interrogé sur Europe 1, a dit voir dans cette affaire des éléments révélateurs "d'une crise générale de notre société", une société qui, dit-il, justement ne progresse que par crise.

 

Pour Dominique de Villepin, "on ne prend pas suffisamment le temps du diagnostic" dans cette retentissante affaire lancée par la révélation d'une perte de 4,9 milliards d'euros que la Société générale impute à un jeune trader, Jérôme Kerviel.

 

"De quoi parle-t-on ?", s'est interrogé l'ancien chef du gouvernement. "Combien d'experts se déversent dans les radios, dans les télévisions pour expliquer des choses contradictoires".

 

"Il y a une sorte d'hystérie, la recherche de bouc émissaire, on commence pas vouloir pendre ce jeune trader puis maintenant c'est au tour du président de la banque".

 

Dominique de Villepin, qui avoue avoir du temps depuis son départ de Matignon en mai dernier, temps qu'il consacre en partie à l'écriture, a jugé que le temps était justement "un élément métaphorique intéressant dans cette crise".

"Ce jeune homme ne prenait pas de vacances", a-t-il fait remarquer à propos de Jérôme Kerviel. "Quand on ne prend pas de vacances, quand on ne prend pas le temps de respirer (...), votre vie est envahie, débordée, vous faites des bêtises".

Source: Reuters

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I
« Être Président de la République tel que je le conçois, c'est une ascèse, c'est l'oubli de soi, de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français, le prestige de la France, la grandeur de l'Etat et le bien commun. » ....;Il ne faut pas être candidat à la Présidence de la République française si l'on ne veut rien donner de soi-même, si l'on ne veut rien sacrifier, si l'on ne cherche que son bonheur et la réussite sociale.
Il ne faut pas être candidat à la Présidence de la République si l'on n'est pas prêt à s'imposer davantage de devoirs que les autres. Parce qu'un Président de la République c'est quelqu'un qui n'a pas plus de droits, plus de privilèges et moins de devoirs. Mais quelqu'un qui au contraire a moins de droits, moins de privilèges que quiconque et plus de devoirs. ...;Il ne faut pas être candidat à la Présidence de la République si l'on ne se sent pas capable de donner l'exemple et de s'imposer à soi-même les sacrifices que l'on demande aux autres. » Extraits du discours du candidat Sarkozy à Tours - 10 avril 2007
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