Le service minimum ou l'illusion de la réforme

Publié le par P.A.

Imaginons que la loi sur le service minimum devant entrer en vigueur le 1er janvier 2008, ait été appliquée dès jeudi 18 octobre: et bien, on aurait eu la même situation car, qu'on se le dise cette loi ne sert à rien, juste un effet de communication, un semblant d'action. En effet, ce texte adopté cet été dans une certaine effervescence médiatique ne contraint pas les entreprises à assurer... un service minimum, situation assez comique si des millions d'usagers n'en faisaient pas les frais . La loi oblige seulement les syndicats à négocier avec la direction de leur entreprise avant de pouvoir déposer leur préavis de grève, cinq jours avant le début du conflit. Quant aux personnels, ils doivent informer, 48 heures avant, de leur intention de participer ou non au mouvement, sous peine de sanction. Il n'y a dans cette loi aucun élément permettant d'améliorer significativement la situation des usagers. Cette mesure doit en principe permettre aux entreprises de transport de s'organiser avec le personnel non gréviste et de mieux informer les voyageurs sur le trafic prévisible: rien de fondamental. Un tel système existe déjà depuis plusieurs années à la SNCF et à la RATP avec une efficacité que chacun pourra juger.

Bref une loi pour rien... beaucoup de bruit durant la campagne électorale pour pas grand chose au final...

P.A.

Publié dans Mes notes

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