Dominique de Villepin: Opposant "quand il le faut"

Publié le par P.A.

Invité de Canal +, l’ancien premier ministre a critiqué la communication de l’Elysée, mais aussi «l’effacement» de l’UMP.

 
A la mi-journée, Dominique de Villepin n’a pas fait beaucoup de compliments à la nouvelle majorité. Il s’en est notamment pris à la communication de l’Elysée, jugeant qu’«il y a quelque chose d'un peu curieux en termes de déontologie» au fait que les points presse de l’Elysée et du gouvernement soient retransmis uniquement par BFM TV et LCI. «Ils ont à faire des points de presse qui doivent être ouverts à tous, ils n'ont pas à être sur telle chaîne plutôt que sur telle autre», estime l’ancien premier ministre.
 
«Eviter les couacs»
 
Il estime par ailleurs que si «c'est une petite révolution qu'on essaie de faire à l'américaine, elle n'est pas encore au point». Pour lui, «les points de presse de l'Elysée devraient être quotidiens, et le point de presse de Matignon devrait se caler sur celui de l'Elysée». Et de renchérir : «surtout, on devrait faire des réponses au fond. Là on voit qu'on est dans des réponses de forme, on essaie d'éviter les couacs, de corriger le tir».
 
Dominique de Villepin en a également après David Martinon, le porte-parole de l’Elysée et probable candidat à la succession de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. «Est-ce que c'est compatible avec des fonctions de porte-parole?», s’interroge-t-il. «L'avenir nous le dira. Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut bien faire en politique que ce qu'on fait à temps complet».
 
L’UMP pas épargnée
 
Autre attaque en règle de l’ancien premier ministre : le rôle de l’UMP. «Je regrette que l'UMP n'ait pas voulu se doter d'un président» pour «occuper toute la place qui devrait être celle du parti majoritaire», en tant que «force de proposition», «de critique», «de vigilance». Et de tacler Nicolas Sarkozy. «Il a été décidé que le président de la République, venant d'être élu, il ne fallait pas le remplacer» après sa démission de la présidence de l'UMP, explique Dominique de Villepin. «Je note que ce n'est pas tout à fait le raisonnement qui avait prévalu dans les années qui ont précédé» où «Nicolas Sarkozy a joué tout son rôle comme président de l'UMP et il doit une partie de son élection à son rôle au sein du parti».
 
Quant à l'ouverture du gouvernement à des personnalités de gauche, l’ancien premier ministre regrette que «les ministres de l'ouverture se fassent peu entendre» et trouve «dommage» qu'une «partie de leur différence» se soit «perdue en chemin».

Source: Le Figaro (extraits)
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