Disproportion entre perquisition et contenu du dossier pour Dominique de Villepin

Publié le par P.A.

Le journal Le Monde (curieusement toujours le premier informé dans cette affaire) dans son édition de jeudi rapporte le déroulement de la perquisition ayant eu lieu au domicile de Dominique de Villepin. Si elle est parfaitement légale, la manière de procéder est plus que discutable, les juges ont en effet effectué celle ci en l'absence du principal intéressé. De plus certaines recherches notamment concernant le sac de voyage fouillé témoigne d'un zèle digne d'un terroriste de haut vol. S'agit-il la d'une consigne émanant de plus haut? Le but poursuivi est-il d'humilier et de décrédibiliser par des petites manoeuvres sachant que le dossier est vide et donc que l'affaire n'ira pas bien loin si quelqu'un ne la remplit pas artificiellement?

"Il leur en a pourtant fallu, du temps, pour dénicher l'appartement parisien de l'ancien premier ministre. Ils auront notamment dû retrouver le bureau de vote où était inscrite la famille Villepin, puis adresser une réquisition à la direction des services fiscaux de Paris-Nord pour localiser l'adresse de M. de Villepin, rue Georges-Berger, Paris 17e. La discrétion était de mise, afin de ne pas éveiller l'attention de celui qu'ils soupçonnent d'avoir joué un rôle majeur dans la manipulation.

Dans un premier temps, M. de Villepin est absent de son domicile. Il était en vacances à Saint-Tropez lorsque les juges ont entamé, jeudi, la perquisition dans son appartement. Après s'être entretenu au téléphone avec eux, l'ancien premier ministre est aussitôt rentré sur Paris. Arrivé dans la soirée, à 19 h 45, il a pu assister à la fin des investigations dans son garage et sa cave. Lorsque l'ancien premier ministre regagne son domicile, les magistrats ne mégotent pas, quitte à froisser la susceptibilité de l'ancien chef du gouvernement.

Ils lui réclament son téléphone portable, qu'ils examinent de fond en comble. Puis ils exigent son portefeuille. M. de Villepin leur fait savoir qu'il n'en possède pas, que son officier de sécurité gère son quotidien. Les juges d'Huy et Pons se rendent ensuite dans la cour, où ils fouillent le véhicule officiel de l'ancien premier ministre. Ils s'emparent de son sac de voyage, le vident.

Le lendemain, vendredi 6 juillet, ils se rendent au bureau qu'il a conservé, dans une annexe du Quai d'Orsay. Il y saisissent huit Post-it, deux cartes de vœux adressées à M. de Villepin par Jean-Louis Gergorin, présenté comme le "corbeau" de l'affaire."

Au regard de ces éléments on voit clairement que quelque chose ne va pas dans cette affaire, que quelqu'un tire les ficelles et a pour objectif de détruire Dominique de Villepin. Il s'agit là d'un dossier monté de toute pièce à des fins abjectes. On avait pu voir en juin 2006 jusqu'à quel point la justice peut être instrumentalisée, on revient à la même situation aujourd'hui, avec comme par hasard un intermède pour la campagne présidentielle. Les français ne sont pas bêtes, ils comprendront rapidement la situation terrible dans laquelle nous sommes, avec quelques personnes qui se servent d'une justice et de médias complaisants à des fins personnelles.


Source: D'après Le Monde et Le Figaro

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