Réduction de la dette publique : changement de cap

Publié le par P.A.

Bercy annonce une "pause" dans la baisse des déficits publics et de la dette afin de relancer la croissance.

"Accepter les déficits pour financer l'investissement, on est totalement dans cet état d'esprit", a déclaré mercredi le ministre du Budget Eric Woerth sur BFM, tout en assurant que la dette n'augmenterait pas en 2007.

Il s'agit d'un changement de cap par rapport au précédent gouvernement qui avait placé ces réductions en haut de ses priorités.

Manifestement, le nouveau ministre en charge des comptes publics n'a pas choisi comme livre de chevet "Anti-dette", l'ouvrage signé par son prédécesseur Thierry Breton, qui avait annoncé sous forme de boutade qu'il en laisserait 20 exemplaires en quittant Bercy.

Le gouvernement Villepin avait fait de la vertu budgétaire une priorité, parvenant à faire diminuer de 2,3 points le taux d'endettement de la France en 2006

 

«Faut-il revenir aux errements du passé ?», avait demandé Dominique de Villepin à l’issue la 2e Conférence nationale des finances publiques. «Nous avons tous payé très cher l'irresponsabilité».
 
Insistant alors sur ce qu’il qualifiait d’«enjeu vital», il avait estimé que la dette publique devait servir uniquement à financer l'investissement.
 
Dans son discours, le premier ministre avait également affirmé que le déficit public français serait «sans doute inférieur à 2,7%» du PIB en 2006. Le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, indiquant de son côté que le chiffre «devrait approcher 2,6%».
 
Dominique de Villepin avait également  fixé comme objectif 2,5% pour 2007. «Ce taux n'est pas un objectif quelconque. C'est le niveau à partir duquel la dette cesse de croître», avait-il expliqué.
 
Enfin il s’était dit «convaincu [de pouvoir atteindre] un taux d'endettement de 55% dès 2012». Fin 2006, la dette de la France s'établissait à 64,6% du PIB, selon les chiffres de Bercy, qui compte la réduire d'un point en 2007 (à 63,6%).
 
Le nouveau ministre semble privilégier une autre approche et fait le pari du retour à l'équilibre des comptes publics dans cinq ans, "par de la croissance plus que par des efforts budgétaires", résume Xavier Timbeau, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques.

Cette position, défendue aussi par le Premier ministre François Fillon, est conforme à la vision affichée tout au long de la campagne par le président Nicolas Sarkozy. "Cela fait trop longtemps qu'on sacrifie les dépenses de recherche à une logique comptable" alors qu'en matière de déficits, "ce qui compte, c'est le résultat au terme du quinquennat", avait-il estimé.

Les ministres des Finances de la zone euro et la Commission européenne n'ont d'ailleurs pas tardé à adresser un signal au nouveau président français, lui demandant dès le 7 mai de respecter ses obligations en matière de réduction du déficit public.

Dominique de Villepin avait rappelé tout l'enjeu de la dette et du déficit: 
"Il faut bien comprendre que le véritable enjeu du désendettement, c'est le pouvoir d'achat des Français - et le pouvoir d'achat sera, selon moi, le sujet central de la campagne électorale. Pourquoi y a-t-il un lien direct entre le désendettement et le pouvoir d'achat ? Tout simplement parce que moins de dette, c'est moins d'impôt. Moins de dette, c'est plus d'argent pour les services publics essentiels comme les hôpitaux, les universités, les centres de recherche. Et moins de dette, c'est plus de marge de manoeuvre pour nous préparer à ce défi immense qu'est le vieillissement de la population française: il faudra bien trouver l'argent nécessaire pour accompagner les personnes en fin de vie, pour soulager les personnes âgées, pour mieux soigner les maladies comme Alzheimer. Je vous donne un seul chiffre: chaque jour, nous dépensons 100 millions d'euros pour payer les intérêts de notre dette. Est-ce qu'il n'y a pas une meilleure façon de dépenser l'argent des Français ?".

Publié dans 2007

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