"Adios, bye-bye, salut, ciao" : les Villepin quittent Matignon

Publié le par P.A.



Adios, Bye-Bye, Salut, Ciao..." : sur sa veste blanche, trés élégante comme toujours, Marie-Laure de Villepin a demandé à son couturier fétiche, Franck Sorbier, d'imprimer des messages d'au revoir dans une dizaine de langues. Pour accompagner le départ de son premier ministre de mari, jeudi 17 mai, elle a choisi l'humour et, sans doute, voulu crier son soulagement. Direction l'Andalousie - Séville, Cordoue, Grenade - et la musique de la langue espagnole que son mari aime tant.

Sur le perron de Matignon, jeudi, à 11 h 30, les Villepin s'en vont donc, raccompagnés par les époux Fillon. François Fillon  témoigne à son prédécesseur "la gratitude de la nation". Ainsi, il évoque "un style, une passion et un engagement qui ont marqué les Français". Et il concède que "la France aujourd'hui est plus solide qu'elle ne l'était il y a cinq ans".



Le Premier ministre Dominique de Villepin a également fait une courte allocution dans la cour de l'hôtel de Matignon. "Je ne connais pas de plus grand bonheur que celui de servir la France. Je voudrais vous exprimer ma fierté et ma reconnaisance, envers tous les Français. Merci à tous ceux qui sont présents même un jour férié. Merci car sans vous nous n'aurions pu accompir ce travail durant deux ans", a déclaré Dominique de Villepin avant d'avoir quelques mots pour le nouveau maître des lieux. "François Fillon a tous les atouts pour réussir au service de notre pays. Merci François et bonne chance", a conclu Dominique de Villepin.

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La page de la France qui parle pour le monde est tournée et M. de Villepin peut tourner les talons, sous les abondants applaudissements des employés de Matignon. Les proches collaborateurs se sont déjà, pour la plupart, éparpillés entre leurs corps d'origine, des recasages dans l'administration, des départs dans le privé ou vers une autre vie. Les enfants de plusieurs d'entre eux, conviés pour ce jour de départ, l'ont compris : ils s'accrochent aux jambes de leur père qu'ils vont sans doute voir davantage. Le fils de l'ancien premier ministre, Arthur, est lui, malgré ses 18 ans, un peu perdu. Ses parents viennent de partir en voiture sans lui... Un collaborateur s'approche : "Tu restes ?" "Euh, non, non je vais partir." Tout comme François Fillon qui, un peu plus tard, part en short à l'Elysée pour aller faire un footing avec le patron.

Publié dans Action gouvernementale

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