Dominique de Villepin pourrait participer au meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy

Publié le par P.A.



Il ne manquait que cette image depuis le début de la campagne du candidat UMP : Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ensemble. « L'enjeu de cette présidentielle, ce sont deux sociétés qui se dessinent, deux avenirs pour la France et puis la volonté de changement. Nicolas Sarkozy incarne ce changement. Il en a la capacité, il en a les moyens », a déclaré le chef du gouvernement. Sarkozy n'a pas boudé son plaisir : « J'ai dit au premier ministre que j'avais besoin de son soutien. Pour moi, c'est très important de pouvoir m'appuyer sur l'expérience et le talent de Dominique de Villepin. » Même avec encore quelques arrière-pensées, ces paroles valent la signature d'un traité de paix ente deux hommes qui ne se sont pas beaucoup ménagés en deux ans.

En retrait de la campagne depuis l'investiture du candidat UMP le 14 janvier, le premier ministre aura donc attendu le lendemain du premier tour pour soutenir un peu plus Nicolas Sarkozy. Dès dimanche soir, il a décroché son téléphone pour le féliciter. « Nicolas a tenu la bonne ligne », a confié Dominique de Villepin à son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin. Cette « ligne politique », Villepin en a beaucoup douté. Le premier ministre n'a pas caché notamment ses réticences vis-à-vis de la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Verra-t-on Villepin au côté du candidat d'ici à la fin de la campagne ? Le premier ministre, qui sera sur France Info demain, devrait assister, dimanche, au grand meeting de l'entre-deux-tours à Bercy. Une première pour le premier ministre qui a refusé jusqu'à ­pré­sent de participer à une seule des réunions du candidat de sa « fa­mille politique ». « Je ne me bats pas pour une chaise », a-t-il maugréé avant le premier tour.

M. Mariton a  reconnu que MM. de Villepin et Sarkozy "n'ont pas le même tempérament" et qu'"on ne va pas gommer le passé". "Il a pu y avoir, il y a aura des divergences, des échanges (qui) peuvent être parfois rugueux (...) pour autant au moment principal on n'oublie pas l'essentiel, on n'oublie pas l'objectif", a assuré le ministre de l'Outre-Mer.

Les deux derniers occupants du ministère de l'Intérieur se sont beaucoup affrontés pendant plusieurs mois, et leur réconciliation entre dans le cadre d'un parti qui doit se montrer uni. "Villepin fait son boulot", a ainsi concédé Hervé Mariton.


Source: D'aprés JDD, Le Figaro et Le Monde

Publié dans 2007

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