Royal ou l'absurdité du CPC

Publié le par P.A.

Dans une note, la conseillère sociale de Royal précise le rôle et la nature du CPC.

 
« C'est une mise en musique de ce que Ségolène Royal a en tête », a indiqué hier Dominique Méda, en présentant au siège du PS une note de quinze pages sur le « contrat première chance » (CPC). « Les politiques de l'emploi, dit-elle, essaient depuis vingt ans d'attraper les jeunes sortis du système scolaire sans qualification. » Sans succès. Or, ils sont « 120 000 chaque année ». Le CPC, indique-t-elle, « n'est pas un nouveau contrat aidé, ni même un contrat de travail, mais une convention passée entre trois partenaires qui s'engagent : la région, l'employeur et le jeune ». ­Cette convention prévoirait plusieurs étapes. Au cours des trois premiers mois, le jeune sans qualification, stagiaire de la formation professionnelle, serait actif dans l'entreprise tout en bénéficiant d'un accompagnement par un référent extérieur et d'une formation hors de la PME (40 % du temps). Après ces trois mois et un bilan, l'entreprise devra lui proposer un contrat de travail (CDI, contrat d'apprentissage ou de professionnalisation).
 
80 000 jeunes concernés
 
Même une fois ce contrat signé, le salaire et les cotisations du CPC resteraient à la charge de la Région ou de l'État, pour les neuf mois restant. Le CPC s'adresserait à des TPE de moins de 20 personnes. Au cas où l'entreprise ne garderait pas le jeune douze mois ou se séparerait de son salarié peu après, elle devrait rembourser l'aide reçue. Ce qui ne serait plus le cas au bout de dix-huit mois... 80 000 jeunes bénéficieraient du dispositif chaque année, qui coûterait un milliard d'euros par an. Un coût transitoire, selon le PS, si les performances du système éducatif s'améliorent.
 
Jack Lang a précisé qu'il serait Un peu avant cette présentation, Dominique Strauss-Kahn avait, lui, fixé sur RTL une condition au CPC : « Que ce soit un CDI dont la première année puisse être financée en globalité ou en partie par des fonds publics. »« mis au point » après « négociations avec les organisations syndicales et patronales ». Cafouillages ? Non, méthode participative, répond DSK !

Source: Le Figaro

Il est des moments où l'on croit rêver en politique, l'annonce de ce CPC fait partie de ces instants. On prend conscience de la manière caricaturale dont certains font la politique, en effet ce CPC n'est rien d'autre qu'un CPE  privé de ses avantages et lesté en inconvénients. Comment Mme Royal peut-elle décemment défendre ce contrat avec toute sa bande après avoir rejetté et dénigré le CPE?
Tout d'abord finacierement, le CPE ne représentait aucun nouveau cout pour l'état alors que ce CPC va plomber le budget de l'état, comme les emplois jeunes en leur temps. Si l'on veut continuer le mouvement d'assainissement des finances insufflé par Dominique de Villepin, ce CPC est un exemple de gaspillage à éviter.
Ensuite, beaucoup critiquaient le fait que le CPE stigmatisait une catégorie de personne, celà auraient'ils oubliés leurs arguments? Je ne vois pas de différence entre le CPC et le CPE de ce point de vue.
D'un point de vue utilitaire, le CPE aurait permis de répondre à de vrais besoins des entreprises alors qu'on voit trés bien que ce CPC comme pour les emplois jeunes créera dejà les emplois artificiellement, et il faudra ensuite trouver les demandes. Chacun sait que ce type d'emploi ne survit pas à la durée de prise en charge par l'Etat. Il s'agit bien de faux emplois.
D'un point de vue juridique, le CPE représentait un vrai contrat de travail, une réélle transaction entre un salarié effectuant une tâche et une entreprise lui versant un salaire en contrepartie et non pas une sorte de contrat tripartite entre un employé, un employeur benéficiant du système et l'état rémunérateur.
On voit bien dans ce domaine que les gesticulations de certains nous ont fait rater une occasion de mettre en place un nouvel instrument de lutte contre le chomage, le CPE, pour aujourd'hui nous proposer pire... La politique et le traitement du chomage sont pourtant des sujets trop sérieux pour se permettre ce genre d'extravagance... Il faur en finir avec ce dénigrement systématique des idées des autres, surtout quand elles sont bonnes, pour au final ne rien proposer de mieux ou proposer pire.
P.A.

Publié dans 2007

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E
Cela démontre une chose : ceux qui ont critiqué le CPE étaient pour beaucoup des opportunistes
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